Le test
Avec 150 grammes de garnissage (95% de duvet et 5% de plumettes), on est dans la gamme des doudounes moyennes et polyvalentes.
Déjà bien dimensionnées pour nos massifs alpins et pyrénéens en hiver, voici les dernières doudounes CimAlp compactes, respirantes, compatibles casque et baudrier.
Garnissage 150g (Taille M) de duvet naturel CimaCuin® responsable au pouvoir gonflant de 800 cuin, protégé par un tissu extérieur déperlant et recyclé.
Le modèle Féminin Lory est identique avec une coupe cintrée.Poids: 480g en Taille M (données fabricant), je vois 492g sur ma balance en taille L et dans son sac de compression.
La doudoune Meru en action dans le massif des Monges en hiver.
Test en raid raquette sur deux jours avec bivouac début mars dans les Alpes de Haute Provence.La veste Meru m'a essentiellement servi lors des pauses et en soirée au bivouac du Mont Chiran. C'est surtout le windstop qui a été mis à l'épreuve avec des vents d'Est soutenus qui rendaient l'atmosphère difficile au bivouac.
La veste Meru m'a paru simple et visiblement peu fragile, facile à utiliser et aussi à ranger dans le sac. Les deux poches sont convenables et pratiques.
La protection du visage est insuffisante par grand vent ou conditions sérieuses, il faut impérativement pouvoir la parfaire avec un tour de cou en polaire ou une cagoule demi-visage.
Bilan de plusieurs tests sur des entreprises hivernales avec bivouacJ'ai pu tester la doudoune Meru dans des conditions déjà sérieuses. Les températures n'étaient pas spécialement sévères mais plusieurs épisodes de vents nous ont mis à contribution. Sur des parcours d'arête enneigées, des vents de profil ont rendu la progression difficile et
la protection du visage a été une préoccupation. Ce point est important lorsqu'on s'intéresse à la doudoune Meru. J'aurais du me munir d'une cagoule d'hivernale, à placer sous la capuche en duvet. J'ai effectivement eu à souffrir du vent glacé sur le visage, avec une barre au niveau du front, malgré le bonnet, visiblement trop léger. Les vents étaient de 60km/h soutenus avec parfois des rafales supplémentaires. La capuche en duvet est une bonne protection thermique mais nécessite vraiment un équipement supplémentaire pour le visage. Je pense à une vraie cagoule, et à un tour de cou en néoprène, testés dans la fin de mes tests ce dispositif règle le problème et ne tient pas beaucoup de place dans le sac à dos. Cette capuche en duvet , et compatible avec un casque, se règle facilement en ajustant la tirette du crâne, même avec des gants, et elle permet une bonne visibilité. Néanmoins, elle reste pour moi le point faible de ce modèle, dans la mesure où l'on se destine à de vraies aventures hivernales. Une capuche plus étudiée et protectrice (cou, bas et côté du visage) en ferait un vêtement plus abouti techniquement.
Au bivouac en hiver avec deux couches et la doudoune Meru au petit matin. Alpes de haute Provence
Au niveau thermicité, la doudoune Meru fait le Job. C'est une doudoune moyenne qui permet d'envisager des parcours en autonomie, avec bivouac en hiver. Son impact thermique moyen est allié à une bonne respirabilité, ce qui m'a permis de la porter dans l'effort, avec une première peau très faible en thermicité, ce qui constitue un ensemble sympa.
Au bivouac, sur des températures légèrement négatives et après de grosses journées de marches, j'ai enfilé 2 couches sous la doudoune, et le confort était au rendez-vous. De plus, j'apprécie son côté pratique et visiblement peu fragile pour une veste en duvet.
Son point fort pour moi a été le winstop. Pas affecté par les vents de 60/70km/h, elle m'a évité de prendre une hardshell et suffit en dernière couche pour bien des aventures.