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Voici la liste des materiels outdoor actuellement en tests et qui feront l'objet d'un article dans les mois qui viennent.

Veste Trek 500 (Forclaz)

En regardant les vêtements dans mon Décathlon préféré, je tombe sur la veste Trek500, qui me semble être l'offre hardshell la plus aboutie et la plus avantageuse sur le papier, même comparé au matériel estampillé Simond. Une membrane noname, mais certainement Novadry à 20 000 Shmebers, de belle aérations d'aisselles, et une capuche qui donne une impression de protection satisfaisante, le tout à 120€, cela semble être une bonne réponse aux exigences de la randonnée engagée, et même de l'alpinisme.
Sur ma balance, une veste XS est à 440 grammes. Le poids donné par le fabricant est de 500 grammes en taille L, ce n'est plus du light mais c'est encore assez léger pour un vêtement de cette dimension.

Données fabricant:
Construction hybride
Combinaison d'un tissu résistant et protecteur (147 gr/m2 ; 70 deniers) sur les zones à protéger des frottements (épaules, extérieur du bras, bas de vêtement devant et dos) et d'un tissu léger et respirant (109 gr/m2 ; 20 deniers) ailleurs. Dos 2 cm plus long que l'avant afin d'assurer une protection maximale et de recouvrir la couche 2 thermique portée en dessous le cas échéant.
Capuche entièrement réglable en hauteur et en profondeur. Visière semi-rigide avec bandeau en mesh intégré pour apporter un haut niveau de protection et un meilleur maintien. Le col montant haut protège efficacement le bas du visage.
Zip frontal:Utilisation d'un zip étanche YKK AquaGuard sur toute la longueur avec un rabat intérieur permettant de protéger du vent. Sous-patte repliée sur le bas pour faciliter l'enclenchement du zip. Double curseur permettant une ouverture par le bas de la veste. Rabat en tissu doux en haut du col pour protéger le menton.

Resspirabilité: RET < 8 pour le tissu le plus léger ; RET < 12 pour le tissu le plus résistant. On mesure la résistance d’un tissu à une pression d'eau exprimée en mm de colonne d'eau (test basé sur la norme ISO 811). Plus la pression est élevée, plus le tissu est imperméable. Voici les valeurs d' imperméabilité de la veste Trek 500 : 25 000 mm avant lavage pour le tissu le plus léger (11 000 mm après 5 lavages) 20 000 mm avant lavage pour le tissu le plus résistant (17 000 mm après 5 lavages)
L'imperméabilité de la veste a été testée sous une pluie de 450 litres d’eau / m² / heure pendant 4 heures. Ce test reproduit les conditions d’une tempête en montagne.
Respirabilité du tissu:Pour savoir si un tissu est respirant, on mesure sa résistance évaporative RET (test basé sur la norme ISO 11092). Plus la résistance est faible, plus le tissu laisse s’échapper la vapeur d'eau générée par le corps en activité, donc plus le tissu est respirant. On considère que si : * RET < 9 = tissu très respirant * 9 < RET < 12 = tissu respirant. Voici les valeurs de respirabilité de la veste Trek 500 : RET < 8 pour le tissu le plus léger RET < 12 pour le tissu le plus résistant

On va tester cette veste qui semble être une bonne solution pour un budget de premier prix. A suivre...

Epic (Scarpa)

La Epic de Scarpa est la treizième chaussure d'approche au banc d'essai que vous trouverez sur ce site. Pratiquement toutes les marques se sont lancées dans le concept d'une chaussure de montagne à tige basse. Si les tempéraments des chaussures d'approche peuvent fortement varier d'un modèle à l'autre, ce sont néanmoins des chaussures sensées répondre aux exigences des terrains escarpés, en recherchant avant tout une sécurité d'accroche et de maintien. Elles doivent assurer dans les terrains expo, avant que l'on soit encordé, et même après. En bref, ce sont de véritables chaussures de montagne, des "petites grosses".

Données fabricant: L'EPIC contient la technologie SOCK-FIT DVL apportnat confort sur la languette et le haut de la tige. La semelle ETILAS est composée en EVA avec un cadre contre les torsions en TPU. La semelle VIBRAM MEGAGRIP assure une adhérence optimale dans toutes les conditions. La "climbing zone" sous le pied augmente l'adhérence même sur les parcours les plus exigeants. TECHNOLOGIES : - VIBRAM MEGAGRIP - SOCK-FIT DVL - HEEL TENSION - AUTOFIT COLLAR - EXOSQUELETTE CONSTRUCTION Poids : 920g en 42

Premiers essais: une chaussure qui me donne une nette sensation de rigidité. Elle semble tailler assez fin, disons médium/étroit. Je grimpe avec sur des accès compliqués aux voies de Sormiou avec sentier scabreux, passage de désescalades avec un bon sac à dos et accès en rappel. La tenue du pied est bonne et la rigidité donne une accroche de premier ordre mais avec un posé de pied plus délicat qu'avec des chaussures souples forcément. l'un dans l'autre, j'aurais tendance à préférer les chaussures rigides qui seront plus performantes dans ce genre de terrain et peut être aussi plus confortables au long cours.

Hoggar 3 Femme (CimAlp)

La gamme de pantalon CimAlp est très vaste. presque trop quand on cherche un modèle non spécifique. Mais après des années de pratiques alpines avec les pantalons de cette marque, je peux facilement dire que c'est une bonne adresse. Le tout est de comprendre le chevauchement de certains modèles qui répondent à des critères assez similaires. Pour parfaire notre connaissance de ces produits, et étendre nos retours de tests aux produits conçus pour la gente féminine, voici le Hoggar 3 F, un pantalon que je juge de prime abord polyvalent et avec une membrane qui, je pense, sera suffisant pour l'hiver avec ou sans collant, selon les conditions, pour la mi-saison et l'été en altitude. Pour le coloris, pas trop le choix, le Hoggar 3 ne se décline qu'en noir.

Données fabricant sur la membrane:
Ce pantalon offre une liberté de mouvements incomparable et une protection optimale.
Tissu imper-respirant avec membrane CIMASHELL, imperméable à une pression de 10'000mm d'eau et respirante à 10'000gr/m²/24h ;
Stretch et hyper confortable
Coupe-vent
Résistant

Test en randonnée. Les températures étaient plutôt douces pour un mois de décembre mais le vent insistant. Le wind stop est total, la testeuse ne ressent rien à ce niveau. A refaire par vent froid.


Pearl (Singing Rock)

Ceinture de taille spéciale et boucle d'assurage plus longue pour s'adapter au physique des femmes

3 boucles Rock & Lock brevetées en acier inoxydable pour augmenter la résistance à la corrosion
grâce aux boucles Rock & Lock de 16 mm sur les tours de cuisse, il est possible de mettre le harnais sans devoir enlever ses skis ou ses crampons
la sangle à largeur variable est utilisée, cette construction ergonomique allie confort maximal et légèreté
nouvelle sangle est plus durable, fonctionne mieux dans notre boucle R & L et rend le serrage plus lisse
ceinture et les cuissards rembourrés en mousse EVA et tissu PES respirant hautement résistant à l'abrasion
pont fixe entre les tours de cuisse pour plus de sécurité en cas d’attache incorrecte
4 boucles de vitesse tressées ergonomiques sont conçues pour faciliter la manipulation et fournir assez d'espace pour votre équipement d'escalade
boucle de transport arrière avec une capacité de charge de 30 kg
boucle d'assurage couleur 12 mm pour un point d'attache / fixation approprié, résistance 15 kN
Le système d'ajustement BMI assure un ajustement parfait lors du changement de couches ou de poids
design gracieux pour l'escalade féminine

Poids: 376 g [taille M]

Aux premiers essais le baudrier Pearl se révèle agréable à enfiler, confortable et plutôt léger. Les tours de cuisses sont particulièrement confortables. Ses deux porte matériels le prédisposent à l'escalade en grande et petites voies équipées, ce qui correspond à 90% des utilisations en outdoor.
En salle, le Pearl se révèle parfait avec sa légèreté mais son confort très satisfaisant pour la morphologie féminine (cuisses ajustables), l'encordement pratique et un pontet facile à utiliser avec un gri gri.
A suivre...
 

Chemises anti-moutiques(CimAlp)

Nous testons une chemise étudiée pour les périodes chaudes, les voyages sous les tropiques, qui protège du soleil et des moustiques. Cette chemise fait partie de la ligne «Travel Series» de CimAP, une ligne finitions soignées. Tissu léger à porter et qui sèche rapidement sans odeurs, même après plusieurs utilisations sans lavage. Nous testons le modèle homme "Acapulco 2" et le modèle femme "Alicante 2" toutes deux au prix de 70€.

Données fabricant: Coupe masculine avec deux poches à rabat sur la poitrine.
Aération dos pour une circulation efficace de l'air.
Fluidité et légèreté du tissu pour une sensation de fraîcheur.
Manches retroussables et réglables grâce à une patte à bouton.
Nuque protégée efficacement contre les ardeurs du soleil grâce au col à double rabat.
Petite peau de chamois sur l'intérieur du pan droit pour nettoyer les lunettes.
Anneaux de séchage pour suspendre le vêtement n'importe où sans pince à linge.

Ce vêtement bénéficie d'un traitement anti-moustiques testé par des professionnels aux quatre coins du monde. Ce traitement est un répulsif puissant, testé sur les tiques ixodes ricinus et les moustiques de la fièvre jaune.  Il est également utilisé par les forces de l'OTAN. Il est certifié OEKO-TEX 100: testé dermathologiquement, sans odeurs et inoffensif pour l'homme. Le traitement EULAN® conserve encore plus de 80 % de son efficacité après 30 lavages à 30 °C. Molécule active Permethrine. 
Test en Provence: J'ai porté la chemise Acapulco2 au pied de la Sainte Victoire. La chemise est ultra légère et vraiment agréable lorsqu'il fait chaud. On peut relever et accrocher les manches en haut des bras. J'ai été surpris et amusé par un petit additif en micro fibres pour nettoyer ses lunettes. Cousu sur le bas de la chemise, il peut en effet se révéler très utile en ambiance humide, ou généralement lorsqu'il fait chaud et que la transpiration est assez présente pour polluer notre espace visuel. Un accessoire très intéressant! Concernant les moustiques, ils étaient là car j'ai été piqué aux chevilles, mais pas d'attaques sur le haut du corps...
Test en randonnée par temps chaud: 4 heures de marche en juillet, avec une descente en versant sud dans le milieu de l'après midi. La chemise est très légère et agréable. le l'ai ressentie assez solide pour ne pas trop souffrir des frottements du sac à dos. Le fabricant indique que le tissu sèche rapidement sans odeurs; c'est vrai qu'après cette randonnée estivale, la chemise sentait un peu, mais au séchage l'odeur a disparue. Etonnant et à suivre...
Test en moyenne montagne par températures élevées (30°) en sous bois et dans des zones peuplées de fougères aigle. La chemise est agréable et semble efficace contre les insectes. Les zones parcourues étant réputées pour la présence de tiques et de moustiques. On remonte facilement les manches quand la chaleur est trop lourde, mais si les moustiques sont virulents, on les abaissera aussi très facilement.


TRex lacets (Boldrini)

Avec mes pieds qui souffrent après 35 ans de pratique, je ne cherche plus uniquement la performance mais un compromis confort-technicité qui ne sollicite pas trop l'articulation du gros orteil. Je teste un tas de chaussons au Vieux Campeur en espérant un chausson assez rigide pour soutenir mes articulations sur des appuis en pointe, et assez confortable pour les grandes voies qui sont désormais mes lieux de prédilections. Après moult essais, j'enfile une paire de TRex et sens que la tige colle bien à mon pied fin. Sur le mini-mur, en pointe, je vois que la voute plantaire participe à l'effort et que celui-ci est assez réparti sur l'ensemble du pied. Le chausson n'est pas trop cher (78€) et je l'embarque pour un essai. Sur les indications d'une grimpeuse essayeuse à côté de moi je prends ma pointure car le chausson est réputé pour ne pas bouger. Je dois dire qu'une simple demi-pointure de moins devient difficile à gérer.

Et bien en fait ça commence en salle, vu la météo... Deux heures et demi de tests en ambiance très verticale sur les prises artificielles. Le TRex lacets s'enfile facilement et le serrage des lacets est présent en pointe, plus espacé sur le coup de pied qui se règle rapidement. Le chausson est confortable. J'ai pour ce premier test juste un peu mal à mon pied le plus fort, que je dois enlever entre deux voies. Dans l'ensemble il enserre bien mon pied sans le blesser. C'est plutôt souple mais l'ensemble du pied travaille sur un appui frontal et je n'ai pas eu trop mal aux arpions le lendemain, contrairement à ce qui se passe avec des chaussons souples lorsque je dois forcer. La précision me semble bonne. Le chaussant semble convenir aux pieds médium et fin.

Test en grande voie, type "montagne": Le TRex n'est pas une pantoufle et je termine les trois heures de grimpe avec un mal aux pieds certain. Mais je ne perd pas de vue que le chausson est encore neuf.
Question technicité, rien à dire. Les positions frontales pour rechercher l'adhérence sont faciles. C'est assez souple pour bien adhérer.
Les prises de carre m'ont semblé bonnes sans être extraordinaires, mais je vérifierai ça dans des passages plus techniques.

Quelques semaines plus tard, le chausson s'est assoupli et fait à mes pieds. Une voie similaire ne me donne plus mal aux pieds? Je crois que j'ai trouvé le chausson qu'il me faut pour grimper des heures durant en itinéraire engagé, sans penser à ses pieds. AU niveau technicité, c'est souple, bien pour les pas d'adhérence, c'est précis. Assez technique pour moi.

En couenne sur une après midi d'hiver. Je suis plutôt satisfait du compromis confort/technicité. Le chausson est assez souple, précis, et il ne me détruit pas les pieds, notamment mes articulations fragiles du gros orteil.

Kit de sécurité (PIEPS)

- DVA DSP Pro et DVA DSP Sport

Détecteurs de Victimes d'Avalanche numériques à 3 antennes et dotés d'un processeur digital qui offre un champ de recherche circulaire optimum et une simplification de la recherche, même en cas de plusieurs victimes. Poids 320 et 330g sur ma balance avec piles et harnais. Les écrans sont en verre trempé. L'autonomie est de 200 heures pour le sport et donnée jusqu'à 400 heures pour le Pro.

Première sortie en ski dans des conditions pas faciles. Pas de test à proprement parler encore. Je l'ai juste porté autour du torse. Un curseur permet de passer de "off" à "send" et "search". Le boitier est préformé et haut de gamme.

Le curseur est assez dur, quasiment impossible à manipuler d'une seule main. L'intérêt est de l'empêcher de basculer d'un mode à l'autre. Mais par temps froid cela peut devenir difficile, surtout en cas de stress.

Test de portée. Les DSP pro et DSP Sport commencent à capter un signal à environ 50m. Cela fait tout de même 10 mètres de portée gagnée comparé à mon ancien Mammut Barryvox, acheté il y a environ 10 ans, et dont les données fabricant faisaient état de 60m. Les flèches directionnelles ne sont pas forcément à suivre au début. il vaut mieux, selon mon expérience, se fier au raccourcissement de la distance. Ensuite les flèches sont plus fiables.

Mode de recherche. Une victime:flèche indiquant la direction du signal de la victime avec affichage de la distance et signal sonore régulier qui change à 15, 4, et 2m. A deux mètres environ les flèches disparaissent indiquant le début de la recherche en croix.

Recherche multivictime: La numérisation du signal par trois antennes permet maintenant d'être plus efficace en cas de plusieurs skieurs ensevelis. On peut "marquer" la première victime trouvée et continuer la recherche des suivantes.  Il est supposé que d'autres sauveteurs dégagent alors la première victime localisée. Avec la sonde électronique Iprobe 220 (voir vidéo ci-dessous), on peut terminer le travail de recherche à la sonde, ou le donner à faire à quelqu'un pour aller vers la victime suivante.

Cette possibilité contribue à réduire significativement la durée des recherches et favorise les chances de survie. Cela permet en pratique de gagner beaucoup de temps en restant concentré sur la recherche pendant que d'autres s'activent au dégagement. Les avalanches à multi-victimes se révélant particulièrement mortelles.

DSP Pro / DSP Sport

Le DSP Pro est le plus abouti de chez Pieps. Il a une portée 10m supérieure à celle de la version Sport. Une chose que j'aime assez c'est la possibilité de mesure de la pente, ce qui donne une indication de première importance sur le risque d'avalanche. Pour ce faire, en mode émission, on appuie sur une touche quelques secondes, on vise l'angle à mesurer qui s'affiche en degrés. Le retour en émission de signal se fait automatiquement.

 

- Pelle Tour T

Une pelle alu, au manche ergonomique. Rallonge; Grip, et poignée. Pesée 648g sur ma balance. Bonne prise en main. Rallonge facile. Efficace en recherche de victime (testée en exercice). Passer du plastique à l'aluminium est assez parlant, en neige dure j'entends. J'aurais tendance à dire que la pelle en plastique n'est pas une vraie pelle, ou est à considérer comme une sous-pelle. L'efficacité d'une pelle alu comme la Tour T pour tailler un abri, et bien évidemment pour sortir une victime ensevelie sous de la neige tassée sera nettement supérieure et confortera le sauveteur dans son effort.

 - Sonde iProbe 220

Une sonde électronique numérique dotée d'un indicateur optique et sonore pouvant  détecter n'importe quel DVA répondant à la norme EN 300718 et désactiver un DVA PIEPS à la demande. Poids: 370g sur ma balance. Sonde en 5 brins pour 220 cm, elle se rigidifie très rapidement et se vérouille automatiquement. Mise en fonction du système de recherche optique en appuyant 3 fois sur le gros bouton jaune de la poignée (signal biiip de mise en route, puis signal de recherche. Une seule pile dans la poignée.

 

 

Cette sonde électronique permet de localiser le DVA d'une victime d'avalanche en 3 phases:

A1- pas d'émetteur à proximité: signal sonore permanent (tschip...tschip...tschip)

A2- émetteur actif à proximité; environ de 0.5 à 2m (données fabricants vérifiées en indoor) : les signaux sonores et lumineux augmentent pour préciser la proximité de la cible.

A3- émetteur actif à proximité immédiate (vers 50D Flex cm) : émission d'un signal sonore et d'un signal optique continu (piiiiiiiiiep!)