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Voici la liste des materiels outdoor actuellement en tests et qui feront l'objet d'un article dans les mois qui viennent.


MTN Dibona Tech (Vaude)

Voici la chaussure d'approche de la marque Vaude. Enfin une chaussure dont le chaussant est juste, pour du 43... prenez du 43... C'est bête mais pas banal...
Je suis tout de suite séduit par les renforts qui font le tour complet de la chaussure, et surtout par les renforts latéraux en Kevlar maintenus par les lacets, ce qui procure un maintien renforcé du coup de pied.
De ce fait le laçage est enveloppant avec des lacets de bonne qualité, mais peu être un peu courts pour les gros pieds...

Pesée à 413 grammes avec semelle de propreté en taille 43 (385 grammes en 42, selon les données fabricant).

Voici les données fabricants:
La MTN Dibona Tech est une chaussure de marche d'approche polyvalente parfaitement adaptée à la randonnée. La construction de semelle stable de la MTN Dibona Tech lui confère une parfaite accroche - y compris lorsque le terrain devient plus technique. Le bord surélevé de la semelle assure stabilité, longue durée de vie et performance optimale en montée. Le système de laçage intelligent garantit un excellent ajustement et une répartition optimale de la pression à l’avant et au milieu du pied. L’embout solide protège par ailleurs le pied en cas de contact avec une roche dure. La tige située au niveau du milieu du pied est renforcée par un matériau robuste extrêmement résistant à l'usure qui prolonge la durée de vie de la chaussurer. Sa semelle médiane se compose d’un mélange de deux matériaux durs distincts - l’un légèrement plus souple et plus amortissant au niveau du talon, l'autre plus dur au niveau de l’avant-pied, pour une stabilité renforcée. Chaussure d'approche destinée aux terrains difficiles ou chaussure de randonnée légère pour les vacances en famille, la MTN Dibona Tech est une alliée fiable et robuste. La chaussure est fabriquée dans un cuir écologique, la semelle médiane dans des matériaux recyclés, la doublure intérieure pour moitié dans des matières premières recyclées, et les lacets se composent intégralement de matières premières recyclées. Le label Green Shape de VAUDE garantit un produit écologique, fonctionnel et fabriqué dans des matériaux durables.

Rupal 35+ (Vaude)

Dans la gamme des sacs à dos 30/40 litres que j'affectionne particulièrement, voici le Rupal 35+ de chez Vaude. La marque Allemande a confectionné un sac de 35 litres doté d'une petite jupe de réhausse. Construit en un seul bloc, en tissu hydrophobe qui respire la solidité, ce sac va se positionner au milieu des 8 sacs à dos que nous avons déjà testés et qui font l'objet d'un dossier sur le site Altitude rando.
Voici ses données fabricant:
Une utilisation toute l’année pour l’escalade, l’alpinisme et les randonnées à skis. Tenue près du corps et stable grâce au dos contact (Synergy Mold Light avec cadre en alu ajustable). Les bretelles à la forme ergonomique offrent une parfaite liberté de mouvement au niveau des épaules. La ceinture ventrale plate et courte n’entrave pas vos mouvements pour l’escalade et peut être portée en même temps qu’un baudrier.
Ce modèle séduit par son design épuré et il est réduit à l’essentiel. La matière est robuste et fortement hydrophobe, le fond est parfaitement imperméable grâce aux coutures avec bandes d’étanchéité. Le rabat ajustable en hauteur avec son sous-compartimentage astucieux, offre de la place pour tout ce qui doit rester à portée de main. En-dessous se cache un dispositif porte-corde. La poche pour le système d’hydratation à l’intérieur est plus grande et peut accueillir en hiver la pelle d’avalanche. Des poches ouvertes pour le manche et la sonde sont également disponibles.
A l’extérieur du sac à dos, on peut fixer deux piolets et un casque (le porte-casque intégré peut être rangé dans le rabat). Des fourreaux latéraux et des sangles de compression permettent de transporter les skis en toute sécurité. Grâce à deux rails fonctionnels, vous pourrez attacher encore plus de matériel sur le devant (à l’aide de mousquetons et de sangles). Le Rupal 35+ est un modèle pour les amateurs de sports de montagne qui veulent avoir un seul modèle pour toutes leurs activités alpines.

Poids sur ma balance : 1178 grammes (données fabricant: 1160 grammes)

Test en alpinisme: voie classique mais assez sauvage en mixte. Sac chargé à 10 kg pour la montée en refuge. Délestage ensuite, au fur et à mesure de l'équipement dans la montée au sommet.
Durant la montée au refuge, c'est moi qui testait le Rupal. Je lui ait tout de suite trouvé un caractère "monobloc", grâce à son armature qui fait de ce sac de moins de 1200 grammes un contenant homogène et qui ne s'embarasse pas de fioriture, c'est le moins que l'on puisse dire... J'ai été surpris par l'absence de poche(s) sur le corps du sac. On est là dans une philosophie à la quelle j'avais déjà été initié avec la marque Mammut; c'est ce que le fabricant appelle "design épuré et réduit à l’essentiel". Mais là je tique un peu eu tout de même en remarquant l'absence d'une ouverture latérale complète qui permet de prendre quelque chose dans le sac sans ouvrir la poche de rabat et d'avoir à vider le sac lorsque ce que l'on souhaite est au fond.

A mon sens un sac dédié à l'alpinisme devrait comporter une poche à crampons, mais si j'ai bien compris, Vaude préconise de les poser juste sous la poche de rabat, ils sont maintenus par une sangle doublée qui aide aussi au transport de la corde...
OK, mais pour moi cela ne vaut pas une poche. Par contre, belle surprise: un filet pour le casque se cache dans le verso de la poche de rabat. Ca j'aime énormément, car le casque est toujours un élément délicat à organiser pour le portage.
J'arrête là sur le sujet des équipements, j'en ferais un bilan complet à l'issue des tests.

Le portage a été bon durant ma montée au refuge et jugé très bon par Jean qui l'avait pour la course. Pourtant les bretelles sont fines et la ceinture ventrale réduite au minimum, ce qui aura aussi l'avantage de se faire oublier quand on grimpera avec un baudrier. Finalement il faut reconnaitre à Vaude d'avoir trouvé l'équation qui procure un portage satisfaisant, voir très appréciable avec un minimum de matériaux.

Si la ventrale est mini, elle se cale parfaitement sur les hanches et assure un portage au niveau du bassin; si les bretelles sont fines, elles sont aussi formatées ergonomiquement, et dans un matériau très dense. Le tout bénéficie aussi et surtout de l'armature dorsale du Rupal 35 qui confère au sac une rigidité bienvenue, sans laquelle rien de bon ne serait possible à mon avis.

Jean qui aime avoir toujours le sac collé au corps (ce pourquoi il semble fait) a trouvé que les rappels de charge étaient parfois difficilement accessibles. Après avoir regardé, il semblerait qu'il faille les libérer en remontant un poil la poche de rabat.

Un mot sur les deux attaches piolets qui fonctionnent bien. On passe une barrette métallique dans l'oeil du piolet et le manche se scratche. C'est maintenant classique et pratique. Sur la photo ci-dessus, le piolet est "à l'épaule" en fin de parcours mixte.

MQM Flex Mid(Merrell)

 La technologie GORE-TEX® repousse l'eau et laisse s'échapper l'humidité
• Tige mesh et TPU
• Crochets et œillets métalliques pour un laçage sécurisé
• La Languette empêche la poussière de pénétrer
• Doublure mesh respirante
• Film Hyperlock™ imprimé TPU au niveau du contrefort talon, pour plus de sécurité
• Assise plantaire amovible en EVA
• Semelle intermédiaire EVA bi-directionnelle flexible avec technologie FLEXconnect™ pour plus d'agilité et de stabilité
• Amorti Merrell air cushion sous le talon pour absorber les chocs et offrir plus de stabilité
• Rembourrage TrailProtect™ pour plus de maintien hors pistes
• Semelle extérieure avec M Select™ GRIP pour une adhérence durable aux endroits et aux moments opportuns
• Crampons 3,5mm
Poids : 640g
Prix: 155€
J'ai tellement apprécié le confort des MQM, que je porte quasiment tous les jours au quotidien, que ce soit pour la ville ou les randos, que lorsque l'occasion s'est présentée de passer à la version "mid" je n'ai pas hésité. Je vais ainsi pouvoir accélérer un peu le tempo en bénéficiant de la petite prise de cheville et l'emmener dans des parcours plus typés montagne.
En attendant je la pèse sur ma balance: 378 grammes en 43 avec lacets et semelle de propreté (données fabricants en général en 42 et sans semelles).

En test dans les Alpes de Haute Provence dans les coins perdus de la montagne d'Aujour, le trouve les MQM mid très légères. Légèreté et souplesse sont ce qui ressort des premières heures de rando avec ces chaussures. J'apprécie toujours l'étanchéité GTX, testée en passage de ruisseaux, et surtout dans la rosée des herbes du matin. C'est un vrai plus, et cela me semble quasiment indispensable sur des chaussures en Mesh qui prendraient vite toute l'eau des végétaux qui bordent les sentiers.
Autre point relevé sur des randonnées en terrains très variés: la qualité de grip de la semelle. J'ai été très à l'aise dans les montées terreuses, et également dans les descentes gravilloneuses, où  j'ai utilisé la souplesse de la chaussure pour trouver des appuis. J'ai fait également quelques tests de semelles sur du calcaire. La semelle adhère bien, mais évidemment la MQM n'est pas grimpante, c'est beaucoup trop souple pour espérer avoir des performances dans la verticalité. Par contre pour quelques passages de barres, pour quelques passages grimpants, la semelle sera un allié certain.
Sur les parties très marchantes, comme les larges pistes caillouteuses, j'ai remarqué que l'amorti était un peu "sec", et qu'il me sollicitait les hanches. De même on pourrait ressentir facilement le relief caillouteux. C'est un peu la rançon du "light"; la semelle n'étant pas très épaisse. Ce n'est pas du tout rédhibitoire, juste un peu léger pour un gros gabarit ou après la cinquantaine. Je vais utiliser une semelle plus amortissante qui soulagera davantage mes articulations, notamment dans les descentes.


Chemises anti-moutiques(CimAlp)

Nous testons une chemise étudiée pour les périodes chaudes, les voyages sous les tropiques, qui protège du soleil et des moustiques. Cette chemise fait partie de la ligne «Travel Series» de CimAP, une ligne finitions soignées. Tissu léger à porter et qui sèche rapidement sans odeurs, même après plusieurs utilisations sans lavage. Nous testons le modèle homme "Acapulco 2" et le modèle femme "Alicante 2" toutes deux au prix de 70€.

Données fabricant: Coupe masculine avec deux poches à rabat sur la poitrine.
Aération dos pour une circulation efficace de l'air.
Fluidité et légèreté du tissu pour une sensation de fraîcheur.
Manches retroussables et réglables grâce à une patte à bouton.
Nuque protégée efficacement contre les ardeurs du soleil grâce au col à double rabat.
Petite peau de chamois sur l'intérieur du pan droit pour nettoyer les lunettes.
Anneaux de séchage pour suspendre le vêtement n'importe où sans pince à linge.

Ce vêtement bénéficie d'un traitement anti-moustiques testé par des professionnels aux quatre coins du monde. Ce traitement est un répulsif puissant, testé sur les tiques ixodes ricinus et les moustiques de la fièvre jaune.  Il est également utilisé par les forces de l'OTAN. Il est certifié OEKO-TEX 100: testé dermathologiquement, sans odeurs et inoffensif pour l'homme. Le traitement EULAN® conserve encore plus de 80 % de son efficacité après 30 lavages à 30 °C. Molécule active Permethrine. 
Test en Provence: J'ai porté la chemise Acapulco2 au pied de la Sainte Victoire. La chemise est ultra légère et vraiment agréable lorsqu'il fait chaud. On peut relever et accrocher les manches en haut des bras. J'ai été surpris et amusé par un petit additif en micro fibres pour nettoyer ses lunettes. Cousu sur le bas de la chemise, il peut en effet se révéler très utile en ambiance humide, ou généralement lorsqu'il fait chaud et que la transpiration est assez présente pour polluer notre espace visuel. Un accessoire très intéressant! Concernant les moustiques, ils étaient là car j'ai été piqué aux chevilles, mais pas d'attaques sur le haut du corps...
Test en randonnée par temps chaud: 4 heures de marche en juillet, avec une descente en versant sud dans le milieu de l'après midi. La chemise est très légère et agréable. le l'ai ressentie assez solide pour ne pas trop souffrir des frottements du sac à dos. Le fabricant indique que le tissu sèche rapidement sans odeurs; c'est vrai qu'après cette randonnée estivale, la chemise sentait un peu, mais au séchage l'odeur a disparue. Etonnant et à suivre...
Test en moyenne montagne par températures élevées (30°) en sous bois et dans des zones peuplées de fougères aigle. La chemise est agréable et semble efficace contre les insectes. Les zones parcourues étant réputées pour la présence de tiques et de moustiques. On remonte facilement les manches quand la chaleur est trop lourde, mais si les moustiques sont virulents, on les abaissera aussi très facilement.

Gants Geko Ice (Camp)

Données fabricant: Le Geko Ice, conçu pour l’alpinisme et l’escalade en glace, établit de nouvelles normes en matière de sensibilité et de précision dans le domaine des gants pour les activités techniques. Grâce à la technologie, “No slip” appliquée sur la paume, toutes les couches sont couplées entre elles pour éviter le glissement et assurer une excellente prise en main du matériel. Les performances sont améliorées par l’enveloppe en tissu extensible et par la construction des doigts préformés pour d’avantage de sensibilité.

• Technologie “No slip” (antiglissement) à la paume pour garantir une meilleure prise du matériel
• Membrane DRYZONE® imperméable et respirante
• Rembourrage en PrimaLoft® One 100 g/m²
• Paume en cuir de chèvre souple et durable (sans chrome), déperlant et respirant
• Tissu extérieur stretch pour une bonne souplesse.
• Fourrure synthétique interne pour une bonne protection thermique.
• Doigts très préformés pour une bonne préhension des piolets et bâtons.
• Renfort en cuir sur la paume entière avec retour sur le dessus de la main pour une excellente résistance à l’abrasion
• Petite sangle de poignet

tests en hivernale (préalpes de Digne, sommet 2500m). J'ai apprécié le faible encombrement des Geko Ice pour leur thermicité. Ce ne sont pas des moufles mais pour des gants relativement minces, je les ai trouvé opérationnels pour gérer des températures déjà bien engagées dans le négatif. Ils sont équipés d'une attache poignet, ainsi que d'un verrouillage par velcros que l'on doit ouvrir et fermer à chaque entre/sortie des mains dans les gants. Leur précision de préhension est très bonne pour la paume (tenue d'un piolet, d'une pelle), le cuir est beaucoup plus technique que les nylons pour ces actions. Je pense qu'il y aura une nette différence pour la préhension des piolets en pente raide. Leur précision est moins fine pour les doigts mais on arrive encore à bricoler la cuisine au bivouac avec si l'on est patient.

Avec un bon windstop, et une membrane, c'est un gant qui est taillé pour les hivernales en bonnes conditions. Avec un sous gant fin, il gagnera en thermicité. Pour les températures vraiment froides et durables, il faut passer à l'échelon au dessus, ce qui veut dire des moufles.

Sur un bivouac où il a fallu construire un igloo en urgence, les Geko Ice ont été très utiles par leur protection contre le froid de la fin de journée, contre l'humidité de la neige et leur précision. Je n'aurai pas pu m'en sortir avec des moufles, ou pas aussi bien. Laissés en dehors du duvet dans l'igloo, le lendemain, l'intérieur des gants était humide (condensation?). Le lendemain a donc été difficile avec ces gants humides, mais ils ont finalement séchés assez vite à la faveur d'une journée sèche.

Test en alpinisme hivernal, mars 2019, en pente de neige raide et mixte. C'est là où le Geko donne sa pleine mesure. C'est un gant à la fois protecteur thermiquement et assez fin pour les manips de cordes et la pose de broches ou de friends. Sur le rocher, les sensations ne sont pas évidentes, même si on se débrouillera avec pour des passages "faciles", par contre il est bien pour les coincements. De mon point de vue, je ne trouve moins riche en finesse sur le rocher que des gants en laine, mais le Geko semble vraiment fait pour la cascade de glace et les faces nord, dimensions dans lesquelles il est particulièrement indiqué.



Talus II Women (Sea to Summit)

Les tests de duvets 3/4 saisons continuent. Cette fois avec un modèle "femme" de la marque australienne Sea to Summit. Va t-on réussir à effectuer d'authentiques tests en situation?, c'est à dire là où l'on va pousser le matériel (et parfois aussi l'humain qui est dedans) dans ses limites... C'est en effet à la gente féminine de tester ce sac de couchage qui a été étudié et conçu pour elle. La taille L se limite à 1.83m et le garnissage en duvet de canard traité dry et au gonflant mesuré à 750+ est censé répondre à la sensibilité féminine en matière de bivouac hivernal. Gros chalenge... Son aspect solide, pratique, tout en étant confortable, devrait être une motivation pour les dames ou demoiselles. Testeuses à vos marques ...

Données fabricant: Sac de couchage 3 saisons Talus Women TSII
Garnissage duvet de canard Cuin ULTRA-DRY Down 750+ cuin
Régular: 650g de garnissage pour 1170g au total
Large: 700g de garnissage pour 1245g au total
Température confort -3°C - Temp confort limite -10°C - Temp extrême -28°C
Taille S: personne mesurant jusqu'à 170 cm - M: de 170 à 183 cm - L: 183 à 195 cm
Dimension compressée: 8,9 litres
Tissu extérieur: 2D NanoShell imperméabilité 1000 mm et respirabilité 7500g/m2/24h
Tissu intérieur: Polyester 20D ultra doux
Livré avec une housse de rangement et une housse de compression.
Prix: 359€
J'apprécie les "accessoires" de la marque: un sac de compression de bonne facture (j'y reviendrai plus tard) et un sac de rangement avec deux dimensions possibles, pratique selon la place dont on dispose pour entreposer le duvet.
Sur ma balance, l'ensemble sac de couchage + sac de compression affiche sur ma balance, en grande taille (L) 1330 g , soit 1252g pour le sac de couchage (700 g de garnissage) et 78 g pour le sac de compression. C'est très proche des données fabricant. Je fais un rapide test pour ressentir le sac, par températures légèrement positives, mais c'est un sac conçu pour les femmes et le test doit donc être effectué par des femmes.

On commence avec Célia qui part en janvier pour un stage de danse dans les dunes de Merzouga au Maroc. Le campement se fera sous tente berbère, avec des matelas, mais on lui annonce des nuits à -5°C et elle est frileuse, alors le Talus II ne sera pas de trop. D'autant que les activités physiques seront soutenues, danser 3 heures durant dans le sable froid, ça vaut bien 1100m de D+ en neige lourde. Voici son retour: Ce fut un réel confort de dormir dans le Talus II: une sensation de légèreté et de protection, avec la collerette qui enveloppe bien le cou, de manière indépendante de la capuche. Au niveau thermicité, c'était excellent! Je déteste dormir engoncée avec plusieurs couches et pouvoir dormir en simple t-shirt et caleçon long fut un luxe apprécié. Mes voisins de tente qui n’avaient pas le même équipement ont parfois souffert du froid. C'est là que l'on voit que l'on a du bon matos. J’ai pu bien récupérer chaque nuit de nos longues journées qui débutaient au lever du soleil: ateliers de danse quotidiens dans le sable, auxquels s’ajoutaient des marches méditatives d’environ 2h un jour sur deux, sachant que le corps est soumis à des différentiels de température importants: au soleil on est vite autour des 30°C, mais ça plonge rapidement entre 0 et 5°C lorsque la nuit tombe en janvier.
Ce que j’ai également apprécié, c’est la poche intérieure, très pratique pour ranger les appareils électroniques type portable et caméra.
On continue avec Marie qui part tester le Talus II au sommet du Luberon la nuit du 1 au 2 avril, à 1100 mètres, sous tente, avec matelas 3,5cm. Il y avait 40/45 km/h de vent, et la température est descendue à 0°.
Après une heure et demi de montée pour 600 mètres de dénivelé, nous prenons un temps pour récupérer avant d’explorer les alentours, de manger, et de se glisser sous la tente.
C’est un sac de couchage L, pour moi qui fais 1m60 c'était donc très confortable, mais il fallait chauffer tout ça!. Une fois déplié, le sac de couchage donne immédiatement un gonflant exquis.
J’ai dormi habillée, avec chaussettes de laine, collant en coton, pantalon et petite polaire en haut, mais pas une seconde je n’ai eu peur d’avoir froid (avec le recul, j’aurais largement pu faire sans le pantalon). Dès l’entrée dans le sac de couchage, est arrivée une sensation de chaleur et de confort qui a duré toute la nuit. Pas de chaleur excessive ni de transpiration non plus, la ventilation se fait très bien. Je peux être frileuse la nuit, surtout des pieds, mais là aucun problème. La capuche tient parfaitement en place, sans qu’on se sente engoncée. Le maniement de la collerette et de la capuche est très simple ; les fermetures éclair coulissent facilement, aucun risque qu’elles se prennent dans le revers puisqu’il a été remplacé par une sorte de bordure thermocollée.
J’aurais volontiers prolongé le test sur une deuxième nuit !
L'avis de Roland: bon sac de compression, volume final comprimé 30% plus gros que le Panyam 450; soit le cumulus comprimé est vraiment petit (ce que je pense) soit je n’ai pas osé le comprimer tout à fait au bout (mais j’ai quand même insisté)
La qualité des finitions est vraiment bluffante en particulier cette fermeture éclair, le contraste est assez surprenant entre le tissu extérieur un peu « raide » et « épais » et le soyeux tissu intérieur. Je note le soin particulier, concernant le garnissage, apporté au compartiment pour les pieds, ainsi qu'une très agréable sensation de solidité générale.

TRex lacets (Boldrini)

Avec mes pieds qui souffrent après 35 ans de pratique, je ne cherche plus uniquement la performance mais un compromis confort-technicité qui ne sollicite pas trop l'articulation du gros orteil. Je teste un tas de chaussons au Vieux Campeur en espérant un chausson assez rigide pour soutenir mes articulations sur des appuis en pointe, et assez confortable pour les grandes voies qui sont désormais mes lieux de prédilections. Après moult essais, j'enfile une paire de TRex et sens que la tige colle bien à mon pied fin. Sur le mini-mur, en pointe, je vois que la voute plantaire participe à l'effort et que celui-ci est assez réparti sur l'ensemble du pied. Le chausson n'est pas trop cher (78€) et je l'embarque pour un essai. Sur les indications d'une grimpeuse essayeuse à côté de moi je prends ma pointure car le chausson est réputé pour ne pas bouger. Je dois dire qu'une simple demi-pointure de moins devient difficile à gérer.

Et bien en fait ça commence en salle, vu la météo... Deux heures et demi de tests en ambiance très verticale sur les prises artificielles. Le TRex lacets s'enfile facilement et le serrage des lacets est présent en pointe, plus espacé sur le coup de pied qui se règle rapidement. Le chausson est confortable. J'ai pour ce premier test juste un peu mal à mon pied le plus fort, que je dois enlever entre deux voies. Dans l'ensemble il enserre bien mon pied sans le blesser. C'est plutôt souple mais l'ensemble du pied travaille sur un appui frontal et je n'ai pas eu trop mal aux arpions le lendemain, contrairement à ce qui se passe avec des chaussons souples lorsque je dois forcer. La précision me semble bonne. Le chaussant semble convenir aux pieds médium et fin.

Test en grande voie, type "montagne": Le TRex n'est pas une pantoufle et je termine les trois heures de grimpe avec un mal aux pieds certain. Mais je ne perd pas de vue que le chausson est encore neuf.
Question technicité, rien à dire. Les positions frontales pour rechercher l'adhérence sont faciles. C'est assez souple pour bien adhérer.
Les prises de carre m'ont semblé bonnes sans être extraordinaires, mais je vérifierai ça dans des passages plus techniques.

Quelques semaines plus tard, le chausson s'est assoupli et fait à mes pieds. Une voie similaire ne me donne plus mal aux pieds? Je crois que j'ai trouvé le chausson qu'il me faut pour grimper des heures durant en itinéraire engagé, sans penser à ses pieds. AU niveau technicité, c'est souple, bien pour les pas d'adhérence, c'est précis. Assez technique pour moi.

En couenne sur une après midi d'hiver. Je suis plutôt satisfait du compromis confort/technicité. Le chausson est assez souple, précis, et il ne me détruit pas les pieds, notamment mes articulations fragiles du gros orteil.

Kit de sécurité (PIEPS)

- DVA DSP Pro et DVA DSP Sport

Détecteurs de Victimes d'Avalanche numériques à 3 antennes et dotés d'un processeur digital qui offre un champ de recherche circulaire optimum et une simplification de la recherche, même en cas de plusieurs victimes. Poids 320 et 330g sur ma balance avec piles et harnais. Les écrans sont en verre trempé. L'autonomie est de 200 heures pour le sport et donnée jusqu'à 400 heures pour le Pro.

Première sortie en ski dans des conditions pas faciles. Pas de test à proprement parler encore. Je l'ai juste porté autour du torse. Un curseur permet de passer de "off" à "send" et "search". Le boitier est préformé et haut de gamme.

Le curseur est assez dur, quasiment impossible à manipuler d'une seule main. L'intérêt est de l'empêcher de basculer d'un mode à l'autre. Mais par temps froid cela peut devenir difficile, surtout en cas de stress.

Test de portée. Les DSP pro et DSP Sport commencent à capter un signal à environ 50m. Cela fait tout de même 10 mètres de portée gagnée comparé à mon ancien Mammut Barryvox, acheté il y a environ 10 ans, et dont les données fabricant faisaient état de 60m. Les flèches directionnelles ne sont pas forcément à suivre au début. il vaut mieux, selon mon expérience, se fier au raccourcissement de la distance. Ensuite les flèches sont plus fiables.

Mode de recherche. Une victime:flèche indiquant la direction du signal de la victime avec affichage de la distance et signal sonore régulier qui change à 15, 4, et 2m. A deux mètres environ les flèches disparaissent indiquant le début de la recherche en croix.

Recherche multivictime: La numérisation du signal par trois antennes permet maintenant d'être plus efficace en cas de plusieurs skieurs ensevelis. On peut "marquer" la première victime trouvée et continuer la recherche des suivantes.  Il est supposé que d'autres sauveteurs dégagent alors la première victime localisée. Avec la sonde électronique Iprobe 220 (voir vidéo ci-dessous), on peut terminer le travail de recherche à la sonde, ou le donner à faire à quelqu'un pour aller vers la victime suivante.

Cette possibilité contribue à réduire significativement la durée des recherches et favorise les chances de survie. Cela permet en pratique de gagner beaucoup de temps en restant concentré sur la recherche pendant que d'autres s'activent au dégagement. Les avalanches à multi-victimes se révélant particulièrement mortelles.

DSP Pro / DSP Sport

Le DSP Pro est le plus abouti de chez Pieps. Il a une portée 10m supérieure à celle de la version Sport. Une chose que j'aime assez c'est la possibilité de mesure de la pente, ce qui donne une indication de première importance sur le risque d'avalanche. Pour ce faire, en mode émission, on appuie sur une touche quelques secondes, on vise l'angle à mesurer qui s'affiche en degrés. Le retour en émission de signal se fait automatiquement.

 

- Pelle Tour T

Une pelle alu, au manche ergonomique. Rallonge; Grip, et poignée. Pesée 648g sur ma balance. Bonne prise en main. Rallonge facile. Efficace en recherche de victime (testée en exercice). Passer du plastique à l'aluminium est assez parlant, en neige dure j'entends. J'aurais tendance à dire que la pelle en plastique n'est pas une vraie pelle, ou est à considérer comme une sous-pelle. L'efficacité d'une pelle alu comme la Tour T pour tailler un abri, et bien évidemment pour sortir une victime ensevelie sous de la neige tassée sera nettement supérieure et confortera le sauveteur dans son effort.

 - Sonde iProbe 220

Une sonde électronique numérique dotée d'un indicateur optique et sonore pouvant  détecter n'importe quel DVA répondant à la norme EN 300718 et désactiver un DVA PIEPS à la demande. Poids: 370g sur ma balance. Sonde en 5 brins pour 220 cm, elle se rigidifie très rapidement et se vérouille automatiquement. Mise en fonction du système de recherche optique en appuyant 3 fois sur le gros bouton jaune de la poignée (signal biiip de mise en route, puis signal de recherche. Une seule pile dans la poignée.

 

 

Cette sonde électronique permet de localiser le DVA d'une victime d'avalanche en 3 phases:

A1- pas d'émetteur à proximité: signal sonore permanent (tschip...tschip...tschip)

A2- émetteur actif à proximité; environ de 0.5 à 2m (données fabricants vérifiées en indoor) : les signaux sonores et lumineux augmentent pour préciser la proximité de la cible.

A3- émetteur actif à proximité immédiate (vers 50 cm) : émission d'un signal sonore et d'un signal optique continu (piiiiiiiiiep!)