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Voici la liste des materiels outdoor actuellement en tests et qui feront l'objet d'un article dans les mois qui viennent.

Hoggar 3 Femme (CimAlp)

La gamme de pantalon CimAlp est très vaste. presque trop quand on cherche un modèle non spécifique. Mais après des années de pratiques alpines avec les pantalons de cette marque, je peux facilement dire que c'est une bonne adresse. Le tout est de comprendre le chevauchement de certains modèles qui répondent à des critères assez similaires. Pour parfaire notre connaissance de ces produits, et étendre nos retours de tests aux produits conçus pour la gente féminine, voici le Hoggar 3 F, un pantalon que je juge de prime abord polyvalent et avec une membrane qui, je pense, sera suffisant pour l'hiver avec ou sans collant, selon les conditions, pour la mi-saison et l'été en altitude. Pour le coloris, pas trop le choix, le Hoggar 3 ne se décline qu'en noir.

Données fabricant sur la membrane:
Ce pantalon offre une liberté de mouvements incomparable et une protection optimale.
Tissu imper-respirant avec membrane CIMASHELL, imperméable à une pression de 10'000mm d'eau et respirante à 10'000gr/m²/24h ;
Stretch et hyper confortable
Coupe-vent
Résistant

A suivre...



Jorasse (CimAlp)

Dans la gamme CimAlp, je vois une veste qui me parait intéressante. Une poursuite de leur concept en 3D Flex, que j'ai déjà bien éprouvé avec la veste Warmit. Cette veste bénéficie du même tissu renforcé en Kevlar qui convient très bien en couche intermédiaire et en dernière couche par bonnes conditions. La nouveauté est l'adjonction d'une capuche avec une protection du bas de visage cousu à l'intérieur et que l'on peut mettre et enlever facilement. La veste Jorasse va être testée cet hiver dans les deux versions homme et femme, qui présentent de petites différences, comme par exemple des manches avec passage du pouce pour les hommes afin de garantir une tension sur le bras (intéressant pour le chevauchement du gant en hiver par exemple). Je choisis les couleurs vives: rouge brique pour le modèle homme et rose/rouge pour le modèle femme.

Retour sur le 3D Flex Strong (avec fibres de cordura): Une spécificité de CimAlp qui apporte une bonne extensibilité et une ergonomie du textile, favorisant les performances sportives.
Isolation: sur mes tests de la veste Warmit, et des pantalon en 3D Flex, je note une bonne thermicité pour une petite épaisseur de textile.
Respirabilité: un des points forts de 3D Flex, il respire bien en couche intermédiaire et ventile bien en dernière couche.

Confort: Super confort et qui reste bon dans la durée (j'ai toujours ma Warmit après 6 ans d'utilisation en montagne et escalade). La structure à 2 couches, très douce à l'intérieur (comme les meilleures polaires) et résistante à l'extérieur, est gage d'un vêtement confortable et très polyvalent. La transpiration est capté par les fibres "ouatées" de l'intérieur et transmise à l'extérieur par capillarité.

Poids de la veste Jorasse H: 525 grammes sur ma balance en taille L - 550 gr en M données fabricant (??)

A suivre...

Pearl (Singing Rock)

Ceinture de taille spéciale et boucle d'assurage plus longue pour s'adapter au physique des femmes

3 boucles Rock & Lock brevetées en acier inoxydable pour augmenter la résistance à la corrosion
grâce aux boucles Rock & Lock de 16 mm sur les tours de cuisse, il est possible de mettre le harnais sans devoir enlever ses skis ou ses crampons
la sangle à largeur variable est utilisée, cette construction ergonomique allie confort maximal et légèreté
nouvelle sangle est plus durable, fonctionne mieux dans notre boucle R & L et rend le serrage plus lisse
ceinture et les cuissards rembourrés en mousse EVA et tissu PES respirant hautement résistant à l'abrasion
pont fixe entre les tours de cuisse pour plus de sécurité en cas d’attache incorrecte
4 boucles de vitesse tressées ergonomiques sont conçues pour faciliter la manipulation et fournir assez d'espace pour votre équipement d'escalade
boucle de transport arrière avec une capacité de charge de 30 kg
boucle d'assurage couleur 12 mm pour un point d'attache / fixation approprié, résistance 15 kN
Le système d'ajustement BMI assure un ajustement parfait lors du changement de couches ou de poids
design gracieux pour l'escalade féminine

Poids: 376 g [taille M]

Aux premiers essais le baudrier Pearl se révèle agréable à enfiler, confortable et plutôt léger. Les tours de cuisses sont particulièrement confortables. Ses deux porte matériels le prédisposent à l'escalade en grande et petites voies équipées, ce qui correspond à 90% des utilisations en outdoor.
En salle, le Pearl se révèle parfait avec sa légèreté mais son confort très satisfaisant pour la morphologie féminine (cuisses ajustables), l'encordement pratique et un pontet facile à utiliser avec un gri gri.
A suivre...
 

Chemises anti-moutiques(CimAlp)

Nous testons une chemise étudiée pour les périodes chaudes, les voyages sous les tropiques, qui protège du soleil et des moustiques. Cette chemise fait partie de la ligne «Travel Series» de CimAP, une ligne finitions soignées. Tissu léger à porter et qui sèche rapidement sans odeurs, même après plusieurs utilisations sans lavage. Nous testons le modèle homme "Acapulco 2" et le modèle femme "Alicante 2" toutes deux au prix de 70€.

Données fabricant: Coupe masculine avec deux poches à rabat sur la poitrine.
Aération dos pour une circulation efficace de l'air.
Fluidité et légèreté du tissu pour une sensation de fraîcheur.
Manches retroussables et réglables grâce à une patte à bouton.
Nuque protégée efficacement contre les ardeurs du soleil grâce au col à double rabat.
Petite peau de chamois sur l'intérieur du pan droit pour nettoyer les lunettes.
Anneaux de séchage pour suspendre le vêtement n'importe où sans pince à linge.

Ce vêtement bénéficie d'un traitement anti-moustiques testé par des professionnels aux quatre coins du monde. Ce traitement est un répulsif puissant, testé sur les tiques ixodes ricinus et les moustiques de la fièvre jaune.  Il est également utilisé par les forces de l'OTAN. Il est certifié OEKO-TEX 100: testé dermathologiquement, sans odeurs et inoffensif pour l'homme. Le traitement EULAN® conserve encore plus de 80 % de son efficacité après 30 lavages à 30 °C. Molécule active Permethrine. 
Test en Provence: J'ai porté la chemise Acapulco2 au pied de la Sainte Victoire. La chemise est ultra légère et vraiment agréable lorsqu'il fait chaud. On peut relever et accrocher les manches en haut des bras. J'ai été surpris et amusé par un petit additif en micro fibres pour nettoyer ses lunettes. Cousu sur le bas de la chemise, il peut en effet se révéler très utile en ambiance humide, ou généralement lorsqu'il fait chaud et que la transpiration est assez présente pour polluer notre espace visuel. Un accessoire très intéressant! Concernant les moustiques, ils étaient là car j'ai été piqué aux chevilles, mais pas d'attaques sur le haut du corps...
Test en randonnée par temps chaud: 4 heures de marche en juillet, avec une descente en versant sud dans le milieu de l'après midi. La chemise est très légère et agréable. le l'ai ressentie assez solide pour ne pas trop souffrir des frottements du sac à dos. Le fabricant indique que le tissu sèche rapidement sans odeurs; c'est vrai qu'après cette randonnée estivale, la chemise sentait un peu, mais au séchage l'odeur a disparue. Etonnant et à suivre...
Test en moyenne montagne par températures élevées (30°) en sous bois et dans des zones peuplées de fougères aigle. La chemise est agréable et semble efficace contre les insectes. Les zones parcourues étant réputées pour la présence de tiques et de moustiques. On remonte facilement les manches quand la chaleur est trop lourde, mais si les moustiques sont virulents, on les abaissera aussi très facilement.

Gants Geko Ice (Camp)

Données fabricant: Le Geko Ice, conçu pour l’alpinisme et l’escalade en glace, établit de nouvelles normes en matière de sensibilité et de précision dans le domaine des gants pour les activités techniques. Grâce à la technologie, “No slip” appliquée sur la paume, toutes les couches sont couplées entre elles pour éviter le glissement et assurer une excellente prise en main du matériel. Les performances sont améliorées par l’enveloppe en tissu extensible et par la construction des doigts préformés pour d’avantage de sensibilité.

• Technologie “No slip” (antiglissement) à la paume pour garantir une meilleure prise du matériel
• Membrane DRYZONE® imperméable et respirante
• Rembourrage en PrimaLoft® One 100 g/m²
• Paume en cuir de chèvre souple et durable (sans chrome), déperlant et respirant
• Tissu extérieur stretch pour une bonne souplesse.
• Fourrure synthétique interne pour une bonne protection thermique.
• Doigts très préformés pour une bonne préhension des piolets et bâtons.
• Renfort en cuir sur la paume entière avec retour sur le dessus de la main pour une excellente résistance à l’abrasion
• Petite sangle de poignet

tests en hivernale (préalpes de Digne, sommet 2500m). J'ai apprécié le faible encombrement des Geko Ice pour leur thermicité. Ce ne sont pas des moufles mais pour des gants relativement minces, je les ai trouvé opérationnels pour gérer des températures déjà bien engagées dans le négatif. Ils sont équipés d'une attache poignet, ainsi que d'un verrouillage par velcros que l'on doit ouvrir et fermer à chaque entre/sortie des mains dans les gants. Leur précision de préhension est très bonne pour la paume (tenue d'un piolet, d'une pelle), le cuir est beaucoup plus technique que les nylons pour ces actions. Je pense qu'il y aura une nette différence pour la préhension des piolets en pente raide. Leur précision est moins fine pour les doigts mais on arrive encore à bricoler la cuisine au bivouac avec si l'on est patient.

Avec un bon windstop, et une membrane, c'est un gant qui est taillé pour les hivernales en bonnes conditions. Avec un sous gant fin, il gagnera en thermicité. Pour les températures vraiment froides et durables, il faut passer à l'échelon au dessus, ce qui veut dire des moufles.

Sur un bivouac où il a fallu construire un igloo en urgence, les Geko Ice ont été très utiles par leur protection contre le froid de la fin de journée, contre l'humidité de la neige et leur précision. Je n'aurai pas pu m'en sortir avec des moufles, ou pas aussi bien. Laissés en dehors du duvet dans l'igloo, le lendemain, l'intérieur des gants était humide (condensation?). Le lendemain a donc été difficile avec ces gants humides, mais ils ont finalement séchés assez vite à la faveur d'une journée sèche.

Test en alpinisme hivernal, mars 2019, en pente de neige raide et mixte. C'est là où le Geko donne sa pleine mesure. C'est un gant à la fois protecteur thermiquement et assez fin pour les manips de cordes et la pose de broches ou de friends. Sur le rocher, les sensations ne sont pas évidentes, même si on se débrouillera avec pour des passages "faciles", par contre il est bien pour les coincements. De mon point de vue, je ne trouve moins riche en finesse sur le rocher que des gants en laine, mais le Geko semble vraiment fait pour la cascade de glace et les faces nord, dimensions dans lesquelles il est particulièrement indiqué.


TRex lacets (Boldrini)

Avec mes pieds qui souffrent après 35 ans de pratique, je ne cherche plus uniquement la performance mais un compromis confort-technicité qui ne sollicite pas trop l'articulation du gros orteil. Je teste un tas de chaussons au Vieux Campeur en espérant un chausson assez rigide pour soutenir mes articulations sur des appuis en pointe, et assez confortable pour les grandes voies qui sont désormais mes lieux de prédilections. Après moult essais, j'enfile une paire de TRex et sens que la tige colle bien à mon pied fin. Sur le mini-mur, en pointe, je vois que la voute plantaire participe à l'effort et que celui-ci est assez réparti sur l'ensemble du pied. Le chausson n'est pas trop cher (78€) et je l'embarque pour un essai. Sur les indications d'une grimpeuse essayeuse à côté de moi je prends ma pointure car le chausson est réputé pour ne pas bouger. Je dois dire qu'une simple demi-pointure de moins devient difficile à gérer.

Et bien en fait ça commence en salle, vu la météo... Deux heures et demi de tests en ambiance très verticale sur les prises artificielles. Le TRex lacets s'enfile facilement et le serrage des lacets est présent en pointe, plus espacé sur le coup de pied qui se règle rapidement. Le chausson est confortable. J'ai pour ce premier test juste un peu mal à mon pied le plus fort, que je dois enlever entre deux voies. Dans l'ensemble il enserre bien mon pied sans le blesser. C'est plutôt souple mais l'ensemble du pied travaille sur un appui frontal et je n'ai pas eu trop mal aux arpions le lendemain, contrairement à ce qui se passe avec des chaussons souples lorsque je dois forcer. La précision me semble bonne. Le chaussant semble convenir aux pieds médium et fin.

Test en grande voie, type "montagne": Le TRex n'est pas une pantoufle et je termine les trois heures de grimpe avec un mal aux pieds certain. Mais je ne perd pas de vue que le chausson est encore neuf.
Question technicité, rien à dire. Les positions frontales pour rechercher l'adhérence sont faciles. C'est assez souple pour bien adhérer.
Les prises de carre m'ont semblé bonnes sans être extraordinaires, mais je vérifierai ça dans des passages plus techniques.

Quelques semaines plus tard, le chausson s'est assoupli et fait à mes pieds. Une voie similaire ne me donne plus mal aux pieds? Je crois que j'ai trouvé le chausson qu'il me faut pour grimper des heures durant en itinéraire engagé, sans penser à ses pieds. AU niveau technicité, c'est souple, bien pour les pas d'adhérence, c'est précis. Assez technique pour moi.

En couenne sur une après midi d'hiver. Je suis plutôt satisfait du compromis confort/technicité. Le chausson est assez souple, précis, et il ne me détruit pas les pieds, notamment mes articulations fragiles du gros orteil.

Kit de sécurité (PIEPS)

- DVA DSP Pro et DVA DSP Sport

Détecteurs de Victimes d'Avalanche numériques à 3 antennes et dotés d'un processeur digital qui offre un champ de recherche circulaire optimum et une simplification de la recherche, même en cas de plusieurs victimes. Poids 320 et 330g sur ma balance avec piles et harnais. Les écrans sont en verre trempé. L'autonomie est de 200 heures pour le sport et donnée jusqu'à 400 heures pour le Pro.

Première sortie en ski dans des conditions pas faciles. Pas de test à proprement parler encore. Je l'ai juste porté autour du torse. Un curseur permet de passer de "off" à "send" et "search". Le boitier est préformé et haut de gamme.

Le curseur est assez dur, quasiment impossible à manipuler d'une seule main. L'intérêt est de l'empêcher de basculer d'un mode à l'autre. Mais par temps froid cela peut devenir difficile, surtout en cas de stress.

Test de portée. Les DSP pro et DSP Sport commencent à capter un signal à environ 50m. Cela fait tout de même 10 mètres de portée gagnée comparé à mon ancien Mammut Barryvox, acheté il y a environ 10 ans, et dont les données fabricant faisaient état de 60m. Les flèches directionnelles ne sont pas forcément à suivre au début. il vaut mieux, selon mon expérience, se fier au raccourcissement de la distance. Ensuite les flèches sont plus fiables.

Mode de recherche. Une victime:flèche indiquant la direction du signal de la victime avec affichage de la distance et signal sonore régulier qui change à 15, 4, et 2m. A deux mètres environ les flèches disparaissent indiquant le début de la recherche en croix.

Recherche multivictime: La numérisation du signal par trois antennes permet maintenant d'être plus efficace en cas de plusieurs skieurs ensevelis. On peut "marquer" la première victime trouvée et continuer la recherche des suivantes.  Il est supposé que d'autres sauveteurs dégagent alors la première victime localisée. Avec la sonde électronique Iprobe 220 (voir vidéo ci-dessous), on peut terminer le travail de recherche à la sonde, ou le donner à faire à quelqu'un pour aller vers la victime suivante.

Cette possibilité contribue à réduire significativement la durée des recherches et favorise les chances de survie. Cela permet en pratique de gagner beaucoup de temps en restant concentré sur la recherche pendant que d'autres s'activent au dégagement. Les avalanches à multi-victimes se révélant particulièrement mortelles.

DSP Pro / DSP Sport

Le DSP Pro est le plus abouti de chez Pieps. Il a une portée 10m supérieure à celle de la version Sport. Une chose que j'aime assez c'est la possibilité de mesure de la pente, ce qui donne une indication de première importance sur le risque d'avalanche. Pour ce faire, en mode émission, on appuie sur une touche quelques secondes, on vise l'angle à mesurer qui s'affiche en degrés. Le retour en émission de signal se fait automatiquement.

 

- Pelle Tour T

Une pelle alu, au manche ergonomique. Rallonge; Grip, et poignée. Pesée 648g sur ma balance. Bonne prise en main. Rallonge facile. Efficace en recherche de victime (testée en exercice). Passer du plastique à l'aluminium est assez parlant, en neige dure j'entends. J'aurais tendance à dire que la pelle en plastique n'est pas une vraie pelle, ou est à considérer comme une sous-pelle. L'efficacité d'une pelle alu comme la Tour T pour tailler un abri, et bien évidemment pour sortir une victime ensevelie sous de la neige tassée sera nettement supérieure et confortera le sauveteur dans son effort.

 - Sonde iProbe 220

Une sonde électronique numérique dotée d'un indicateur optique et sonore pouvant  détecter n'importe quel DVA répondant à la norme EN 300718 et désactiver un DVA PIEPS à la demande. Poids: 370g sur ma balance. Sonde en 5 brins pour 220 cm, elle se rigidifie très rapidement et se vérouille automatiquement. Mise en fonction du système de recherche optique en appuyant 3 fois sur le gros bouton jaune de la poignée (signal biiip de mise en route, puis signal de recherche. Une seule pile dans la poignée.

 

 

Cette sonde électronique permet de localiser le DVA d'une victime d'avalanche en 3 phases:

A1- pas d'émetteur à proximité: signal sonore permanent (tschip...tschip...tschip)

A2- émetteur actif à proximité; environ de 0.5 à 2m (données fabricants vérifiées en indoor) : les signaux sonores et lumineux augmentent pour préciser la proximité de la cible.

A3- émetteur actif à proximité immédiate (vers 50 cm) : émission d'un signal sonore et d'un signal optique continu (piiiiiiiiiep!)