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Voici la liste des materiels outdoor actuellement en tests et qui feront l'objet d'un article dans les mois qui viennent.


Tests et comparatifs bâtons Forclaz

A la suite du test du MH 500 qui s'est révélé exemplaire, nous poursuivons nos investigations sur l'offre de la marque Forclaz qui ne manque pas d'opportunités pour des produits dont il faut encore expliquer la nécessité et les avantages pour nos sorties en randonnée et en montagne. Décathlon propose maintenant 9 modèles de bâtons, 6 estampillés Forvlaz et 3 Quechua, ne me demandez pas pourquoi, je n'en sais rien et si il y a une explication, elle ne me parait pas essentielle aujourd'hui.
J'ai sélectionné 4 paires de bâtons qui me semblent particulièrement intéressants sur le papier.

1- Il y a le MH500, déjà bien testé sur plusieurs saisons, et dont vous pourrez voir le test en ligne, 231 grammes sans rondelle et 55.5cm replié au plus court. (PU 15€)
2- Le SH500 qui est un peu son pendant, version neige avec une poignée ergonomique de 43cm, pour 278 grammes avec une grande rondelle et 76 cm replié au plus court. (PU 20€)
3- Le A500 qui a une poignée innovante, sur laquelle on peut pousser, pour 231 grammes sans ronelle et 58 cm replié au plus court. (Pu 13€)
4- Le MT 500 avec un nouveau concept de pliage (pour la marque) qui l'amène à 36 cm au plus court! et pour 269 grammes sans rondelle (PU 35€)
Les tests:
SH 500 testé en randonnée raquette, sur 900 m de D+ et descente sauvage en sous bois. J'ai apprécié la simplicité du bâton avec un seul brin à régler, même si sa compacité n'est pas fantastique, c'est le pendant... La poignée ergonomique est pratique en neige et a un côté rassurant. Le bâton offre un maniement varié, hors dragonne. EN traversée, ou en montée en zig-zag, selon l'inclinaison de la pente, la préhension de la poignée amont favorise la recherche d'équilibre et les sensations sur les appuis (skis ou raquettes). Le réglage des dragonnes est pratique pour enfiler jusqu'à de grosses moufles. Tout va bien donc avec ce modèle de bâtons conçus pour les sports de neige.

A suivre...

Super Light Mitts (Black Diamond)

Les gants en hiver... Tout une histoire dans laquelle celui qui se trompe s'en mord.. les doigts. Pas drôle mais vrai quand même. Si vous vous abonnez aux sorties hivernales, raquettes, ski de rando ou ski alpin, le dispositif pour les mains est primordial. Il faut que vous soyez sûrs de votre équipement sans avoir à le repenser avant chaque sortie. Il est évident que plusieurs paires de gants seront nécessaires pour ceux qui sortent par des météos et des activités différentes. Cependant un gant à tout faire, un gant-repère, un gant-refuge est un gage de sécurité pour les entreprises alpines hivernales. En prenant tout de suite en compte que "qui peut le plus peut le moins", un gant bien dimensionné, même si il reste au fond du sac en sécurité est un élément indispensable dans l'équipement. Pour moi, en dessous de -5°C, je ne vois que les moufles pour me garantir du froid, surtout dans les phases statiques. Je pars donc sur l'équation moufles= sécurité. Dans notre recherche pour garantir cette sécurité, nous misons sur une paire de moufles isolées et dotées d'une membrane imperméable: les Super Lights Mitts de Black D.

Voici ce qu'en dit le fabricant: Incroyablement chaudes, légères et compressibles sans rien concéder en matière de protection contre les intempéries, les moufles Super Light sont idéales pour l'alpinisme à très haute altitude ou les journées glaciales en randonnée.

Test en randonnée raquette, long itinéraire sur deux jours avec bivouac en cabane. Ascension de 3 cols par temps maussade et pluvieux, neige fondante en altitude, vent parfois violents.
Le confort du gant est immédiat avec un tissu polaire intérieur très doux et accueillant. Les gants ont été portés quasiment non stop, mais parfois il était difficile de les supporter à cause de la chaleur. Les températures rencontrées n'étaient pas toujours assez froides pour des gants de cette dimension. Nous avions du 0/2° avec de la pluie, et dans la montée, il fallait parfois sortir les mains pour les laisser respirer. En altitude, par contre, les Super Lights Mitts ont été très appréciées dans un vent de tempête qui nous amenait un ressenti entre -5 et -10°C. Sortir les mains du gant à ce moment là était sans équivoque, et j'ai pu apprécier l'impact thermique et la protection de ces moufles.

Comme pour tout gant il est important d'anticiper car le gant protège mais réchauffe difficilement ou lentement. Aussi on peut avoir de très bons gants ou de très bonnes moufles et avoir un froid persistant aux doigts si on les a exposé trop longtemps au dehors.
Le test le plus significatif de cette sortie a été pour moi l'exposition à l'humidité, à la pluie et aux chutes de neige fondante. La membrane s'est révélée impeccable lors de cette sortie dans son rôle de rempart contre l'humidité. Très appréciable lorsqu'il s'agit de sortie engagée sur plusieurs jours.

Une bonne surprise a été de découvrir un compartiment dédié à l'index à l'intérieur du gant. Cet accessoire, tout simplement génial permet d'améliorer sensiblement la préhension d'objets, notamment dans les manoeuvres d'assurage, tenue de brin de corde , etc. L'index passe librement de ce compartiment ou en sort pour rejoindre les autres doigts et mieux se réchauffer. Précision; ce compartiment n'est pas visible à l'extérieur du gant, et c'est là que je le trouve génial car il permet à volonté d'avoir un index individualisé ou blotti contre les autres doigts selon ce que l'on a à faire..

Pour le reste, la paume en cuir, l'attache poignet, le cordon de serrage m'ont parut fonctionnels. Et la moufle Super Light, un produit de qualité qui tient son rang et ses promesses.

Les moufles sont livrées avec une pochette de Nikwax, une crème régénérante et imperméabilisante pour la partie cuir du gant. J'ai utilisé cette crème après la première grosse utilisation des moufles en neige. Elle s'étale avec les doigts pour mieux la faire pénétrer dans le cuir. Insister sur les coutures qui sont les points d'entrée favoris de l'humidité.

Test en randonnée raquette par temps froid et sec. Une belle journée anticyclonique mais avec un -12°C à gérer au départ. C'est évidemment à ce moment, et avant l'arrivée du soleil que l'on doit s'équiper et effectuer diverses manip avant de partir. Invariablement on se gèle les doigts. Il est important de ne pas exposer trop longtemps les mains au froid, car aussi protectrices que soient les moufles, les doigts auront du mal à se réchauffer par ces conditions. Il faut mettre les moufles entre deux manip pour réchauffer les doigts afin de partir avec un minimum de congélation  au niveau des doigts. Au bilan de cette journée nous avons apprécié la qualité des Super lights Mitts, la protection générale ainsi que les accessoires ont été utiles dans la poudre froide: la fermeture de la moufle sur le poignet, par exemple, un bel exemple de fonctionnalité sur une moufle très au point pour ce genre de températures.

A suivre..;

Highlander Adjust (TSL)

J'utilise souvent les raquettes pour des ascensions hivernales, des parcours de haute montagne dans les Alpes du sud, avec des sommets dépassant souvent les 3000m et avec des pentes raides et surtout des traversées déversantes. Jusqu'à présent j'ai utilisé des TSL 325 et les Flex Symbioz qui m'ont donné satisfaction dans l'ensemble (voir le test publié). Il y a cependant quelques situations où la technicité des raquettes flex est mise à rude épreuve, notamment dans les traversées en neige dure ou destructurée, où l'on a besoin d'une accroche de premier ordre. C'est pourquoi le lancement des derniers modèles TSL, avec des grip latéraux, que j'avais déjà remarqué sur des raquettes américaines, semble répondre à ce besoin, et aux ambitions de ceux qui se lancent dans les parcours alpins.

Cette raquette aura t-elle une accroche améliorée en traversée? Sera t-elle assez confortable, malgré sa technicité, pour ne pas faire regretter les flex? C'est ce que je vais ressentir et déterminer au cours de mes tests...

Données fabricant: Raquettes à neige HIGHLANDER ADJUST : Faites le plein d’accroche et de confort avec la Highlander Adjust. Redoutable d’efficacité dans les terrains les plus abrupts, vous apprécierez sa fixation au maintien du pied sécurisé lié aux serrages précis et uniformes.

Poids: en taille M, le fabricant annonce 930 grammes, je vois 985 grammes sur ma balance. Total:1.97 kg la paire. Ce n'est pas spécialement léger, mais l'impression aux pieds n'est pas désagréable, je dois être habitué...

Première sortie dans le Devoluy, avec des conditions de neige très très moyennes. Neige lourde, temps pluvieux et venteux. J'ai passé tous les cols avec les Highlander, j'avais pris les crampons pour ces passages parfois expos, mais avec ces conditions je me suis sentis à l'aise avec mes Highlander. Pour autant je n'en tire pas encore de conclusions significatives. La neige lourde n'était pas favorable pour un véritable test d'accroche. Sinon, l'impression générale est bonne. Les fixations très agréables, et notamment le système Boa qui se déverrouille en une tirette. Il faudra voir dans la durée la longévité de ce système. Il y a tout de même un coup à prendre pour déverrouiller la crémaillière, j'ai mis un moment à comprendre la manip.

On change de conditions avec une journée et une neige froide, de la poudre de cristaux agréable mais sans grande tenue. J'ai apprécié la rapidité de chaussage. Quand il s'agit d'opérer par des températures de -12°C, on apprécie la simplicité de la pose du pied dans l'étrier, et le verrouillage des deux fixations, qui peuvent se manipuler avec des gants. Le système Boa apporte un plus dans ces conditions. La montée de 900 mètres a permis de jauger la tenue des raquettes dans la poudre froide. Je dois dire que j'ai aimé la tenue des raquettes Highlander que je trouve à la fois souples mais portantes, en tous cas davantage que les Symbioz. L'Highlander m'a donné de bonnes sensations dans des passages de gué en cuvette de glace où je redoutais une rigidité peu accrochante. Au contraire, la raquette descend tout en douceur et en accroche. Dans les traversées raides, toujours dans la poudre, je me suis senti d'appuyer à fond sur mes raquettes pour chercher l'accroche latérale renforcée.

Dans une descente sauvage dans des ravins et en sous-bois, la Highlander m'a procuré également d'excellentes sensations. Une descente empreinte de légèreté et de confort dans la profonde et les zones vierges. C'est moins vrai dans la neige tassée par les traces et les pas.

A suivre...

Première peau Mérinos Trek 500 (Forclaz)

L'hiver arrive, et la préparation des hivernales va bon train! l'espoir fait vivre et autant que le moment venu, tout soit prêt!

Le confort thermique c'est pour moi avant tout une histoire de première peau. Même en ville par basse température, et à fortiori en montagne, une première peau, je la vois immuable et qui se décline avec une ou deux couches supplémentaires. Une première peau immuable c'est à dire en laine. Depuis mes premiers essais en 2013, je sais que la laine est le matériau idéal en hiver pour les sorties de plusieurs jours. Parce que la laine, je la garde nuit et jour pendant une semaine et même davantage sans inconvénients. On revient au banc des tests avec les derniers produits D4 sous la marque Forclaz. Voici les tee shirt Trek 500, et 900 que je choisis zippé, car c'est d'expérience ce qu'il faut en montagne. Composition: Tissu principal 86% Laine, 14% Polyamide Empiècement 98% Laine, 2% Polyamide. Poids: 243 gr en taille L. Tissu 190 gr/m2.
Les tests vont se décliner sur le modèle Trek 500 au prix de 40€ et sur le modèle Trek 900, plus costaud (255g/m²), mais avec 48% de laine seulement.
Provenance de la laine: uniquement des moutons Mérinos d'Afrique du Sud.

Ah! vive la laine! je retrouve toutes les qualités de cette fibre avec la Trek 500 que je ne quitte plus depuis plus de 15 jours. De jour comme de nuit c'est la première couche qui m'apporte un confort thermique tout en respirabilité et en confort. Le jour je lui adjoint une couche pour les cessions statiques en intérieur ou plus quand je sors dans les frimas de l'hiver arrivant. La nuit je la laisse seule et c'est un bonheur. Le tissus respire bien et je ne pense même pas à la changer au réveil. C'est bien là les qualités de cette fibre naturelle qui ne délivre pas de mauvaises odeurs et reste confortable après plus d'une semaine non stop.

Je n'ai pas eu de sensation vraiment désagréable au départ, même si la laine s'assouplit rapidement pour devenir vite très confortable. Il y a des doubles coutures qui assemblent les différents tissus, je ne les ai pas senti, et elles ne sont pas gênantes. 190 gr/m² me semble être une densité de matière assez moyenne, c'est à dire polyvalente. L'impact thermique m'a paru largement suffisant pour les ascensions hivernales; sous une softshell par exemple. Pour ceux qui vont dans les ambiances très exposées au froid, escalade en face nord avec stations au dessus de 3500m, un grammage supérieur apportera plus de chaleur. EN ce qui concerne la Trek 500, c'est une première peau suffisante et polyvalente pour les activités de randonnée hivernale, alpinisme, et ski de rando en ambiance froide.

En montagne, c'est une très bonne couche thermique que j'enfile en arrivant au refuge ou au bivouac. Ensuite, je ne la quitte plus. Sous une softshell, c'est une première couche idéale pour affronter des conditions thermiques et venteuses sévères. Je ne rajoute une couche supplémentaire que lorsque je m'arrête; au sommet ou de retour au bivouac.

En ayant déjà l'expérience des premières peau mérinos de différentes marques et à différents prix, je ne peux qu'apprécier ce nouveau modèle Quechua qui, à mon avis est largement assez qualitatif, pour moi inutile d'aller chercher ailleurs. Maintenant le prix est aussi en rapport avec ses qualités et se rapproche du matériel des marques. A 40€ avec un zip et un tissu qualitatif on est encore moins cher que les produits estampillés mais l'écart se réduit. Les précédents modèles des marques D4 arrivaient à se dénicher aux alentours des 20€, pas toujours zippés, je le concède... Bref, je vous conseille de toutes façons le modèle zippé, car pour les activités outdoor, et particulièrement en montagne, cela ma parait nécessaire. A ce sujet, le Zip est de bonne facture, et il y a un effort particulier sur le col avec une doublure pour plus de confort et une couture pour davantage de maintien. Pour l'instant donc que du bon.

Les tests se poursuivent avec des randos hivernales poussées et la première peau en Mérinos trek 500 continue à m'aller comme une première peau! En rentrant d'une rando engagée de deux jours avec moult pluie et neige, un bivouac moyen et une petite baston en raquettes pour passer des cols tempétueux, je me plais à garder la Trek 500 de retour à la maison. Ce sous vêtement ne veux pas me quitter ou c'est moi qui ne veux pas le quitter. Malgré les moments de transpiration et les efforts, il garde sa souplesse, et même sa fraîcheur. Si ce n'était pas pour me dédouaner d'un étonnement un peu gêné de mon entourage, je la garderais jusqu'en mars...

Activist Futurlight (The North Face)

Rechercher le mouton à cinq pattes en matière de chaussure c'est devenu pour moi une habitude. Je voudrais bien avoir une paire que je ne quitte plus, que ce soit en parcours citadin ou en outdoor poussé. J'espère le confort, l'amorti, la tenue en pentes raides, et aussi un look qui passe en toutes circonstances. Dans cet esprit, je trouve les activist futurelight de The North Face, en mode low bien sûr car elles existent aussi en mid.
Au vu des données fabricants je peux être tombé sur le bon modèle: "Si vous aimez marcher, que ce soit dans les parcs et les rues de la ville ou dans les sentiers de campagne et de montagne, les chaussures Activist FUTURELIGHT™ sont faites pour vous. Nous avons marié notre expérience de la montagne à une esthétique contemporaine pour créer une chaussure à la fois confortable et performante. Dotées d'une membrane FUTURELIGHT™ respirante et imperméable, les chaussures Activists respirent aussi fort que vous quand l'effort s'intensifie en pleine ascension. Leur languette à soufflets et leur semelle intérieure OrthoLite® assurent votre confort tout au long de la journée. Légères et lavables, ces semelles intérieure conservent leur pouvoir amortissant sur le long terme, même sur plusieurs jours consécutifs. Les chaussures disposent également d'un embout protecteur, très pratique lorsque vous dévalez une pente ou que vous marchez sur des sentiers rocailleux à la tombée de la nuit. Enfin, la semelle EXTS™ offre une adhérence très fiable sur les surfaces mouillées et glissantes, sèches et graveleuses".
Poids sur ma balance: 378 grammes la chaussure avec semelle de propreté et lacets en taille 42,5 (données fabricant 350g en 42)

Tout d'abord, voilà une chaussure qui taille juste, c'est assez rare pour être souligné.
Ensuite, j'ai eu au premier contact un sentiment mitigé sur la semelle qui faisait un peu de bruit, mais tout est rentré dans l'ordre rapidement. Maintenant je profite de cette chaussure, qui offre une bonne tenue de pied et qui est agréable en sensation avec un amorti confortable. Mais je ne l'ai pas encore testé en montagne, en rando, là je vais voir la qualité de la semelle.

Test en rando dans les sentiers des calanques, toujours techniques. 4 heures de marche par temps frais et mistral soutenu vers le Mont Puget et la descente plein nord de l'Aiguille Guillemin. J'ai aimé le posé de pied agréable et le confort de l'Activist Futurlight. Un confort moelleux pour une chaussure plutôt souple mais avec un maintient de talon bien présent. Une descente un peu expo dans le haut du couloir du Candellon m'a permis de mieux jauger les semelles. Sans être très accrocheuses, elles ne m'ont pas déçues, ce que je redoutais un peu. Je suis peut être devenu Fashion addict, cette semelle The North Face ne m'a pas fait une très bonne impression au départ, mais elle se révèle plutôt à la hauteur dans ces passages où la glissade est redoutable. A suivre...

Après cette sortie significative, je regarde l'ensemble de la chaussure et je me demande si elle résistera dans la durée aux sorties exigeantes. C'est ce que je demande à une paire de chaussure confortable et polyvalente, mais qui doit également garder sa tenue dans le temps. Il faudra aussi mettre à l'épreuve la membrane Futurlight...

Lors d'une sortie en bord de mer par un temps froid et humide, je teste les chaussures et leur membrane dans une belle flaque d'eau. Je n'y reste pas longtemps car je suis loin de mes bases et un pied mouillé à cet endroit serait compliqué à gérer. Mais je n'ai pas de mauvaises surprises, la chaussure n'a pas pris l'eau. A suivre...

Une longue journée de rando dans les sentiers exigeants des calanques par un temps froid, sec et ventilé par un bon petit vent du nord. Au bilan, les Activist me plaisent davantage de jour en jour. Elles se révèlent très confortables avec un amorti général de bonne facture et qui sera encore renforcé lorsque j'aurai changé leur semelle de propreté qui n'est pas spécialement dimensionnée. Le confort est moelleux car la couche amortissante (en clair sur la photo) est assez souple. Au niveau du talon on a une bi-densité bien présente au long de la marche. Ce confort ne serait rien de bon sans une bonne tenue de pied, un maintien qui caractérise aussi l'Activist. Certainement grâce à son enrobage assez spécifique qui fait le tour de la chaussure, et qui est doublé au niveau du talon, le pied est bien calé dans son confort. La semelle EXTS m'a donné satisfaction. Je l'ai bien testée sur des dalles de calcaire plus ou moins patinées, sur des passages grimpants, en désescalade de certains pas sur le GR des calanques dans le massif de Marseilleveyre. L'adhérence est au rendez vous, et la chaussure se comporte bien dans les passages qui demandent de l'équilibre et de la finesse dans les sensations de pied. C'est une très bonne chaussure pour le terrain exigeant et sec des calanques. Cependant, le crantage n'est pas aussi prononcé que sur certaines Vibram de chaussures basses. L'Activist reste donc une chaussure de rando, très agréable et efficace, mais sans prétendre aux performances des chaussures d'approche, qui seront en général, plus rigides et plus crantées, et aussi plus lourdes.
Mes tests en escalade pure se sont vite limités à quelques passages de III/III+, car la chaussure montre vite un manque de tenue en poussée verticale. La semelle est bonne en adhérence,le posé de pied est précis, mais la tige est trop souple pour en faire une grimpante. Rien que de normal pour ce modèle à tout faire, une chaussure à l'aise dans bien des terrains, même sauvages, mais qui ne postule pas à la dimension grimpe/alpinisme.


Matelas Performance Winter 7(Vaude)


L'hiver arrive plus vite que prévu semble t-il, et mes récentes expériences à la grande Séolane avec un bivouac improvisé à 2900m m'ont rappelé l'importance d'un bon matelas pour les bivouacs en altitude. Après avoir essayé il y a quelques années les matériels Thermarest et Sea to Summit, je vois chez Vaude un matelas pas trop lourd et adapté aux bivouacs à la dure et en conditions hivernales: le Winter 7, un matelas d'1.83m de 560 grammes avec 200 grammes de garnissage isolant, ce qui lui confère un indice de résistance thermique de 4.7... Pas mal... Vivement les prochains bivouacs pour que je puisse vous parler de mes impressions et de mes expériences avec ce nouveau compagnon pour des nuits sous les étoiles.

premières impressions: un tissu extérieur agréable, plutôt lisse et que j'espère pas trop glissant. Un revêtement qui ne fera pas trop de bruit je pense (certains matelas font un bruit étonnamment fort au contact du sac de couchage).
Sur ma balance, les 560 grammes annoncés par le fabricant sont vérifiés (à 10 grammes près), ce qui en fait un matelas moins lourd que le Prolite plus de Thermarest (650g en 1.83m), pour donner un exemple.
Poids: 560 g
Poids du garnissage: 200,00
Longueur: 183,00 cm
Largeur d’épaules: 51,00 cm
Largeur aux pieds: 51,00 cm



Veste Trek 500 (Quechua)

En regardant les vêtements dans mon Décathlon préféré, je tombe sur la veste Trek500, qui me semble être l'offre hardshell la plus aboutie et la plus avantageuse sur le papier, même comparé au matériel estampillé Simond. Une membrane noname, mais certainement Novadry à 20 000 Shmebers, de belle aérations d'aisselles, et une capuche qui donne une impression de protection satisfaisante, le tout à 120€, cela semble être une bonne réponse aux exigences de la randonnée engagée, et même de l'alpinisme.
Sur ma balance, une veste XS est à 440 grammes. Le poids donné par le fabricant est de 500 grammes en taille L, ce n'est plus du light mais c'est encore assez léger pour un vêtement de cette dimension.

Données fabricant:
Construction hybride
Combinaison d'un tissu résistant et protecteur (147 gr/m2 ; 70 deniers) sur les zones à protéger des frottements (épaules, extérieur du bras, bas de vêtement devant et dos) et d'un tissu léger et respirant (109 gr/m2 ; 20 deniers) ailleurs. Dos 2 cm plus long que l'avant afin d'assurer une protection maximale et de recouvrir la couche 2 thermique portée en dessous le cas échéant.
Capuche entièrement réglable en hauteur et en profondeur. Visière semi-rigide avec bandeau en mesh intégré pour apporter un haut niveau de protection et un meilleur maintien. Le col montant haut protège efficacement le bas du visage.
Zip frontal:Utilisation d'un zip étanche YKK AquaGuard sur toute la longueur avec un rabat intérieur permettant de protéger du vent. Sous-patte repliée sur le bas pour faciliter l'enclenchement du zip. Double curseur permettant une ouverture par le bas de la veste. Rabat en tissu doux en haut du col pour protéger le menton.

Resspirabilité: RET < 8 pour le tissu le plus léger ; RET < 12 pour le tissu le plus résistant. On mesure la résistance d’un tissu à une pression d'eau exprimée en mm de colonne d'eau (test basé sur la norme ISO 811). Plus la pression est élevée, plus le tissu est imperméable. Voici les valeurs d' imperméabilité de la veste Trek 500 : 25 000 mm avant lavage pour le tissu le plus léger (11 000 mm après 5 lavages) 20 000 mm avant lavage pour le tissu le plus résistant (17 000 mm après 5 lavages)
L'imperméabilité de la veste a été testée sous une pluie de 450 litres d’eau / m² / heure pendant 4 heures. Ce test reproduit les conditions d’une tempête en montagne.
Respirabilité du tissu:Pour savoir si un tissu est respirant, on mesure sa résistance évaporative RET (test basé sur la norme ISO 11092). Plus la résistance est faible, plus le tissu laisse s’échapper la vapeur d'eau générée par le corps en activité, donc plus le tissu est respirant. On considère que si : * RET < 9 = tissu très respirant * 9 < RET < 12 = tissu respirant. Voici les valeurs de respirabilité de la veste Trek 500 : RET < 8 pour le tissu le plus léger RET < 12 pour le tissu le plus résistant

On va tester cette veste qui semble être une bonne solution pour un budget de premier prix.

Premier test par vent du nord 40 km/h. La coupe est jolie. Bien adaptée à la morphologie féminine et la protection wind stop dans l'ensemble est bonne.
Un peu de frayeur avec le zip qui accroche un peu au début. Par la suite il se montre plus docile.
Ce que je regrette tout de suite c'est l'insuffisance caractérisée de la poche intérieure, trop petite pour un porte monnaie et à peine assez grande pour un téléphone. C'est bien dommage car ce genre de veste sert aussi de vêtement de sortie ou de voyage. Un manque difficile à combler.
A suivre..

 

Chemises anti-moutiques(CimAlp)

Nous testons une chemise étudiée pour les périodes chaudes, les voyages sous les tropiques, qui protège du soleil et des moustiques. Cette chemise fait partie de la ligne «Travel Series» de CimAP, une ligne finitions soignées. Tissu léger à porter et qui sèche rapidement sans odeurs, même après plusieurs utilisations sans lavage. Nous testons le modèle homme "Acapulco 2" et le modèle femme "Alicante 2" toutes deux au prix de 70€.

Données fabricant: Coupe masculine avec deux poches à rabat sur la poitrine.
Aération dos pour une circulation efficace de l'air.
Fluidité et légèreté du tissu pour une sensation de fraîcheur.
Manches retroussables et réglables grâce à une patte à bouton.
Nuque protégée efficacement contre les ardeurs du soleil grâce au col à double rabat.
Petite peau de chamois sur l'intérieur du pan droit pour nettoyer les lunettes.
Anneaux de séchage pour suspendre le vêtement n'importe où sans pince à linge.

Ce vêtement bénéficie d'un traitement anti-moustiques testé par des professionnels aux quatre coins du monde. Ce traitement est un répulsif puissant, testé sur les tiques ixodes ricinus et les moustiques de la fièvre jaune.  Il est également utilisé par les forces de l'OTAN. Il est certifié OEKO-TEX 100: testé dermathologiquement, sans odeurs et inoffensif pour l'homme. Le traitement EULAN® conserve encore plus de 80 % de son efficacité après 30 lavages à 30 °C. Molécule active Permethrine. 
Test en Provence: J'ai porté la chemise Acapulco2 au pied de la Sainte Victoire. La chemise est ultra légère et vraiment agréable lorsqu'il fait chaud. On peut relever et accrocher les manches en haut des bras. J'ai été surpris et amusé par un petit additif en micro fibres pour nettoyer ses lunettes. Cousu sur le bas de la chemise, il peut en effet se révéler très utile en ambiance humide, ou généralement lorsqu'il fait chaud et que la transpiration est assez présente pour polluer notre espace visuel. Un accessoire très intéressant! Concernant les moustiques, ils étaient là car j'ai été piqué aux chevilles, mais pas d'attaques sur le haut du corps...
Test en randonnée par temps chaud: 4 heures de marche en juillet, avec une descente en versant sud dans le milieu de l'après midi. La chemise est très légère et agréable. le l'ai ressentie assez solide pour ne pas trop souffrir des frottements du sac à dos. Le fabricant indique que le tissu sèche rapidement sans odeurs; c'est vrai qu'après cette randonnée estivale, la chemise sentait un peu, mais au séchage l'odeur a disparue. Etonnant et à suivre...
Test en moyenne montagne par températures élevées (30°) en sous bois et dans des zones peuplées de fougères aigle. La chemise est agréable et semble efficace contre les insectes. Les zones parcourues étant réputées pour la présence de tiques et de moustiques. On remonte facilement les manches quand la chaleur est trop lourde, mais si les moustiques sont virulents, on les abaissera aussi très facilement.


Kit de sécurité (PIEPS)

- DVA DSP Pro et DVA DSP Sport

Détecteurs de Victimes d'Avalanche numériques à 3 antennes et dotés d'un processeur digital qui offre un champ de recherche circulaire optimum et une simplification de la recherche, même en cas de plusieurs victimes. Poids 320 et 330g sur ma balance avec piles et harnais. Les écrans sont en verre trempé. L'autonomie est de 200 heures pour le sport et donnée jusqu'à 400 heures pour le Pro.

Première sortie en ski dans des conditions pas faciles. Pas de test à proprement parler encore. Je l'ai juste porté autour du torse. Un curseur permet de passer de "off" à "send" et "search". Le boitier est préformé et haut de gamme.

Le curseur est assez dur, quasiment impossible à manipuler d'une seule main. L'intérêt est de l'empêcher de basculer d'un mode à l'autre. Mais par temps froid cela peut devenir difficile, surtout en cas de stress.

Test de portée. Les DSP pro et DSP Sport commencent à capter un signal à environ 50m. Cela fait tout de même 10 mètres de portée gagnée comparé à mon ancien Mammut Barryvox, acheté il y a environ 10 ans, et dont les données fabricant faisaient état de 60m. Les flèches directionnelles ne sont pas forcément à suivre au début. il vaut mieux, selon mon expérience, se fier au raccourcissement de la distance. Ensuite les flèches sont plus fiables.

Mode de recherche. Une victime:flèche indiquant la direction du signal de la victime avec affichage de la distance et signal sonore régulier qui change à 15, 4, et 2m. A deux mètres environ les flèches disparaissent indiquant le début de la recherche en croix.

Recherche multivictime: La numérisation du signal par trois antennes permet maintenant d'être plus efficace en cas de plusieurs skieurs ensevelis. On peut "marquer" la première victime trouvée et continuer la recherche des suivantes.  Il est supposé que d'autres sauveteurs dégagent alors la première victime localisée. Avec la sonde électronique Iprobe 220 (voir vidéo ci-dessous), on peut terminer le travail de recherche à la sonde, ou le donner à faire à quelqu'un pour aller vers la victime suivante.

Cette possibilité contribue à réduire significativement la durée des recherches et favorise les chances de survie. Cela permet en pratique de gagner beaucoup de temps en restant concentré sur la recherche pendant que d'autres s'activent au dégagement. Les avalanches à multi-victimes se révélant particulièrement mortelles.

DSP Pro / DSP Sport

Le DSP Pro est le plus abouti de chez Pieps. Il a une portée 10m supérieure à celle de la version Sport. Une chose que j'aime assez c'est la possibilité de mesure de la pente, ce qui donne une indication de première importance sur le risque d'avalanche. Pour ce faire, en mode émission, on appuie sur une touche quelques secondes, on vise l'angle à mesurer qui s'affiche en degrés. Le retour en émission de signal se fait automatiquement.

 

- Pelle Tour T

Une pelle alu, au manche ergonomique. Rallonge; Grip, et poignée. Pesée 648g sur ma balance. Bonne prise en main. Rallonge facile. Efficace en recherche de victime (testée en exercice). Passer du plastique à l'aluminium est assez parlant, en neige dure j'entends. J'aurais tendance à dire que la pelle en plastique n'est pas une vraie pelle, ou est à considérer comme une sous-pelle. L'efficacité d'une pelle alu comme la Tour T pour tailler un abri, et bien évidemment pour sortir une victime ensevelie sous de la neige tassée sera nettement supérieure et confortera le sauveteur dans son effort.

 - Sonde iProbe 220

Une sonde électronique numérique dotée d'un indicateur optique et sonore pouvant  détecter n'importe quel DVA répondant à la norme EN 300718 et désactiver un DVA PIEPS à la demande. Poids: 370g sur ma balance. Sonde en 5 brins pour 220 cm, elle se rigidifie très rapidement et se vérouille automatiquement. Mise en fonction du système de recherche optique en appuyant 3 fois sur le gros bouton jaune de la poignée (signal biiip de mise en route, puis signal de recherche. Une seule pile dans la poignée.

 

 

Cette sonde électronique permet de localiser le DVA d'une victime d'avalanche en 3 phases:

A1- pas d'émetteur à proximité: signal sonore permanent (tschip...tschip...tschip)

A2- émetteur actif à proximité; environ de 0.5 à 2m (données fabricants vérifiées en indoor) : les signaux sonores et lumineux augmentent pour préciser la proximité de la cible.

A3- émetteur actif à proximité immédiate (vers 50D Flex cm) : émission d'un signal sonore et d'un signal optique continu (piiiiiiiiiep!)