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Voici la liste des materiels outdoor actuellement en tests et qui feront l'objet d'un article dans les mois qui viennent.

Tente Alto TR2 (Sea to Summit)

La marque Australienne Sea to Summit annonce la sortie prochaine de deux modèles de tentes légères, la Alto et la Telos, ainsi qu’une vaste gamme d’accessoires pour le printemps 2021. J'ai le plaisir d'avoir un prototype de la Alto Tr2 pour la tester rapidement.
Tout de suite je la mets sur ma balance. L'ensemble tente pèse 1330 grammes et il faut ajouter à celà un tapis de sol, soit le grand (300 grammes) soit le petit (200 grammes).
On aurait donc un dispositif complet variant entre 1500 et 1600 grammes. C'est très bien pour une autoportante pour deux personnes. A voir maintenant ce que celà donne en confort et solidité face aux éléments...

Donnée fabricant: La Alto TR2 de Sea To Summit est la version en tissu mesh de la gamme Atlo (existe en version tissu plein). La chambre en moustiquaire (mesh) permet de favoriser la ventilation de la tente et d’économiser du poids. Cette chambre est très bien adaptée pour une utilisation en été et dans les environnements chauds et secs.
La tente Alto TR2 dispose d’un grand volume intérieur grâce à son système d’arceaux. L’arceau supérieur Tension Ridge en forme d’ailes déployées, permet d’obtenir des grandes portes, hautes et larges. Combiné avec une structure en dôme semi-autoportante, ses parois verticales laissent place un habitacle très généreux. Afin d’atteindre un poids minimaliste, la tente a des dimensions un peu plus réduites au niveau de la surface au sol.
Le Tension Ridge permet également d’améliorer la ventilation de la tente afin d’éliminer au maximum le risque de condensation. Des ouvertures sont placées sur son axe et la ventilation basse est quant à elle assurée par le dessous des portes extérieures. Suivant les conditions météorologiques, les fenêtres peuvent être ouvertes ou fermées.
Son montage est simple et classique. Mais il est aussi possible de monter uniquement le double-toit pour obtenir un grand abri, ou uniquement la chambre pour des nuits sous les étoiles. Lorsqu’il pleut, le double-toit peut être montée en premier.
La housse de rangement se décompose en 3 compartiments, afin de pouvoir répartir le poids entres les personnes, mais aussi pour séparer la chambre du double-toit (utile lorsque double-toit n’est pas totalement sec). Elle a été pensée pour servir de poches de rangement dans la tente et de « lightbar » plafonnière (à combiner avec sa lampe).
En option (vendu séparément), il est possible de se procurer un tapis de sol « Lightfoot » couvrant la chambre ou « Bigfoot » couvrant a chambre et les absides. Un filet de rangement plafonnier est également disponible.

Le confinement ne m'aide pas pour aller tester cette nouvelle tente dans des conditions vraiment Montagne. Je fais un premier essai de montage dans un jardin. Je dirais que ma première impression est que c'est assez facile et intuitif, quand on a compris l'astuce de l'arceau supérieur (en forme d'aile déployée). Cependant le shéma de montage en Anglais est plutôt succin et il me reste une pièce qui n'a pas trouvé sa place lors de ce premier montage.

Deuxième test dans une colline de la chaîne de l'étoile, entre Aix et Marseille. Ce ne sont pas conditions montagne mais je peux évaluer la tente au niveau de son portage, de son montage et de son habitabilité. A suivre...



TRK Skarvan mid (Vaude)

La marque Vaude, outre ses sacs à dos légers et confortables que nous avons testés sur ce site, propose également quelques chaussures de randonnée intéressantes. Parmis elle, nous avons sélectionné un modèle mid pour femme, la Skarvan stx.
Etanche, respirante, dotée d'une bonne semelle, elle est fabriquée en cuir allemand certifié et avec des matières recyclées. Pesée à 400 grammes avec semelle de propreté en 38, elle part en randonnée dans le massif exigeant des calanques.
Sur les premiers essais, la testeuse est agréablement surprise par la légèreté et le confort. Un ensemble de performances agréables avec un sac à dos chargé à 8 kg quand même...
Les tests se poursuivent dans le nord du massif central par températures froides. La membrane Sympatex est testée dans un large chemin colonisé par un ruisseau où la Skarvan permet de marcher sans se poser de question et longer les bords. Aucune infiltration ne sera à déplorer dans ce parcours d'eaux vives, un très bon point pour une chaussure confortable ET imperméable.
Elle continue avec une petite bambée de cinq heures dans la Sainte Victoire avec ascension de la crête sommitale par un parcours parfois grimpant, pour bien tester les semelles et la tenue de pied, puis une belle descente technique et patinée, suivie d'un final hors sentier en forêts où les appuis seront mis à rude épreuve. L'ensemble est jugé très concluant pour la testeuse qui se met à aimer ces chaussures protectrices qui donnent des sensations de confort et de légèreté. Les appuis sont sérieux et la semelle a donné satisfaction dans les passages de petites escalades avec certains posés de pied déjà un peu techniques.
Question respirabilité, si la testeuse ne remarque pas une sudation avérée, elle a tout de même une sensation d'échauffement des pieds en fin de parcours. Rien que de normal après 5 heures de marche technique et un dénivelé conséquent. Il faut dire aussi que la journée était ensoleillée donc plutôt chaude avec un vent du nord modéré mais soutenu. La respirabilité d'une chaussure à membrane est toujours délicat à évaluer, car très dépendante du testeur.



Stalker semi-auto crampon (Camp)

Les crampons 12 pointes sont des crampons à tout faire, et capables d'affronter la glace dure et les pentes raides. Déjà techniques, avec leur deuxième paire de pointe stabilisatrice, ils peuvent être utilisés en cascade de glace. En général, autour du kilogramme, ce sont LES crampons qu'il faut avoir dans sa garde robe si l'on a pas d'activité spécifique, mais que l'on se sent l'ambition d'un véritable alpiniste. Des noms? Vasak, Makalu, G12, Fakir, sont les représentants des marques reconnues. Avec le Stalker, voilà le représentant de la marque Camp, qui n'est pas la dernière dans le domaine des pointes acier... J'étais donc impatient d'essayer le représentant de chez Camp, pour en faire un retour de tests spécifique et aussi pour le joindre à mon dossier comparatif sur les crampons de cette catégorie, la plus utilisée, et diffusé sur Altitude rando.

Pour moi la polyvalence se conjugue en fixations semi-automatiques. C'est à dire sur des chaussures d'alpinisme, on est bien dans le registre de l'alpinisme, avec des voies techniques difficiles voir engagées, mais pas forcément dans les activités spécifiques (goulottes, couloirs très raides, dry, etc.) Dans cette version semi-auto, le Stalker pèse sur ma balance 888 grammes, avec des anti-bottes et ses fixations. C'est plus léger que le Fakir II (920gr), que le Vasak (940gr), que le Makalu II (1000gr) et que le G12 (1070gr) dans la version des tests effectués précédemment.


Vu l'époque, on attaque sans tarder la cascade de glace, une activité spécifique qui apprécierait des crampons spéciaux, en tous cas pour ceux qui veulent pousser le bouchon assez loin. Les Stalker, avec leur 6 paires de pointes en acier, doivent être capable de supporter la verticalité. Ils partent à la journée (couvre feu oblige) à la cascade d'Aiguilles dans le Queyras. Quelques longueurs en bonnes conditions, avec une glace déjà bien travaillée seront notre terrain de test. Le bilan est satisfaisant. Les pointes accrochent bien, et même dans la verticalité la stabilisation a été satisfaisante. Le Stalker donne l'impression d'un produit bien fini, et facile à ajuster avec des sangles fines et précises. L'accroche des sangles a bien fonctionné.
Pour les petites pointures, la barète métallique file allègrement vers l'arrière de la chaussure. C'est à se demander si le crampon est adapté aux petites pointures (A suivre...).

Ascent crampon (Camp)

Le Ascent est un crampon en acier à 10 pointes. Ce qui me parait intéressant c'est sa conception qui permet une réduction de poids sans nuire aux performances, parait-il... Un véritable crampon tout acier, certes à 10 pointes, mais qui ne pèse guère plus qu'un Beast Light en alu (2 pointes acier devant), c'est pas mal... Je cherche à éprouver un crampon léger, c'est à dire nettement moins qu'un kilo, que l'on emmènera volontiers pour des raisons diverses, mais toujours en fonction de sa légèreté, que ce soit en rando engagée où l'on aura peut être besoin des crampons à la descente des cols, en course d'alpinisme où le poids du sac sera un critère essentiel, en courses de plusieurs jours, etc.
L'autre point intéressant de ce nouveau crampons Camp est sa faculté de s'adapter à différents types de chaussures. Une polyvalence assurée par l’interchangeabilité totale des systèmes de fixation: il est en effet possible de passer de la fixation automatique à semi-automatique en remplaçant le fil avant par l’étrier fourni et à la fixation universelle, en remplaçant la talonnière standard par la fixation spécifique disponible séparément (25€).

Sur ma balance, en version semi-auto le Ascent pèse 384 grammes avec fixations et antibottes. C'est à dire 768 grammes la paire. Pour comparaison, le Beast Light d'Edelrid en alu avec pointes avant en acier est à 712 grammes. Dans la version "lanières" pour chaussures sans débord arrière, le Ascent est à 388 grammes; pas une grosse différence pour un crampon qui a l'énorme avantage d'être compatible avec toutes les chaussures de montagne dignes de ce nom: en version auto pour les chaussures rigides avec débord avant ET arrière, pour les chaussures d'alpinisme classique avec débord arrière (semi-auto) et pour les chaussures de trek sans débord. C'est vraiment super de pouvoir adapter ce crampon léger sur les différentes chaussures de sa garde robe. On les prendra ainsi volontiers pour des rando de printemps ou le couloir sommital risque d'être en neige, ou pour les adapter à ses chaussures de ski de rando lorsque les skis passent sur le dos. Le réglage de la taille se fait à la main, même si, au début l'effort sur les doigts est assez franc pour sortir le poinçon de son trou.

Pour parfaire le chapitre du poids, le sac de transport en toile livré avec les Ascent est à 70 grammes, il est pratique mais on aurait vraissemblablement pu faire plus léger.

Troll doudoune (Valandré)

Valandré, c'est la référence pour le duvet. Duvet des Pyrénées oblige, le siège est à Belcaire, à une encablure du Pic Carlit. Cette société française fabrique des sacs de couchage et des vêtements qui visent les meilleures performances thermiques. Depuis plusieurs années la fabrication et le remplissage en duvet se passent en Tunisie. Là bas aussi le virus a sévi. En mars 2020, l'usine a du fermer lors du confinement total du pays. Tout était à l'arrêt, plus un bruit dans les ateliers ... C'est à ce moment que l'équipe de conception, les designers, ont pu se poser, et travailler dans le calme. De ce moment de gestation inédit est sorti le concept de la veste Troll. Une veste articulée et avec une membrane. Une veste que nous allons pouvoir tester bientôt...
Sur ma balance, je vois 717 grammes pour la veste en taillle L, ce qui est pile sur les données fabricant. Elle est livrée avec un sac de compression qui pèse 26 grammes.
Le garnissage en duvet d'oie blanche est de 307 grammes, c'est beaucoup plus que dans l'ancienne Bifrost, et on se rapproche de la dimension de l'Immelman (373gr)
A suivre...



Highlander Adjust (TSL)

J'utilise souvent les raquettes pour des ascensions hivernales, des parcours de haute montagne dans les Alpes du sud, avec des sommets dépassant souvent les 3000m et avec des pentes raides et surtout des traversées déversantes. Jusqu'à présent j'ai utilisé des TSL 325 et les Flex Symbioz qui m'ont donné satisfaction dans l'ensemble (voir le test publié). Il y a cependant quelques situations où la technicité des raquettes flex est mise à rude épreuve, notamment dans les traversées en neige dure ou destructurée, où l'on a besoin d'une accroche de premier ordre. C'est pourquoi le lancement des derniers modèles TSL, avec des grip latéraux, que j'avais déjà remarqué sur des raquettes américaines, semble répondre à ce besoin, et aux ambitions de ceux qui se lancent dans les parcours alpins.

Cette raquette aura t-elle une accroche améliorée en traversée? Sera t-elle assez confortable, malgré sa technicité, pour ne pas faire regretter les flex? C'est ce que je vais ressentir et déterminer au cours de mes tests...

Données fabricant: Raquettes à neige HIGHLANDER ADJUST : Faites le plein d’accroche et de confort avec la Highlander Adjust. Redoutable d’efficacité dans les terrains les plus abrupts, vous apprécierez sa fixation au maintien du pied sécurisé lié aux serrages précis et uniformes.

Poids: en taille M, le fabricant annonce 930 grammes, je vois 985 grammes sur ma balance. Total:1.97 kg la paire. Ce n'est pas spécialement léger, mais l'impression aux pieds n'est pas désagréable, je dois être habitué...

Première sortie dans le Devoluy, avec des conditions de neige très très moyennes. Neige lourde, temps pluvieux et venteux. J'ai passé tous les cols avec les Highlander, j'avais pris les crampons pour ces passages parfois expos, mais avec ces conditions je me suis sentis à l'aise avec mes Highlander. Pour autant je n'en tire pas encore de conclusions significatives. La neige lourde n'était pas favorable pour un véritable test d'accroche. Sinon, l'impression générale est bonne. Les fixations très agréables, et notamment le système Boa qui se déverrouille en une tirette. Il faudra voir dans la durée la longévité de ce système. Il y a tout de même un coup à prendre pour déverrouiller la crémaillière, j'ai mis un moment à comprendre la manip.

On change de conditions avec une journée et une neige froide, de la poudre de cristaux agréable mais sans grande tenue. J'ai apprécié la rapidité de chaussage. Quand il s'agit d'opérer par des températures de -12°C, on apprécie la simplicité de la pose du pied dans l'étrier, et le verrouillage des deux fixations, qui peuvent se manipuler avec des gants. Le système Boa apporte un plus dans ces conditions. La montée de 900 mètres a permis de jauger la tenue des raquettes dans la poudre froide. Je dois dire que j'ai aimé la tenue des raquettes Highlander que je trouve à la fois souples mais portantes, en tous cas davantage que les Symbioz. L'Highlander m'a donné de bonnes sensations dans des passages de gué en cuvette de glace où je redoutais une rigidité peu accrochante. Au contraire, la raquette descend tout en douceur et en accroche. Dans les traversées raides, toujours dans la poudre, je me suis senti d'appuyer à fond sur mes raquettes pour chercher l'accroche latérale renforcée.
Dans une descente sauvage dans des ravins et en sous-bois, la Highlander m'a procuré également d'excellentes sensations. Une descente empreinte de légèreté et de confort dans la profonde et les zones vierges. C'est moins vrai dans la neige tassée par les traces et les pas.

Un séjour en immersion dans le massif des écrins avec deux sommets de 2300/2600m, une nuit glacée en abri et des conditions de neige très variées: gobelets, poudre, poudre tassée, trafolée, croûtée et dure, le tout avec un sac à dos bien chargé. J'ai pu me rendre compte de différents points très importants pour une raquette lors d'un raid de plusieurs jours avec des conditions techniques parfois difficiles. J'ai poussé au max de mes possibilités la tenue en pente raide; notamment dans une montée de versant ouest avec une croute dure qui cédait parfois, et les 100 derniers mètres en neige glacée. J'ai gardé les raquettes bien après que mes compagnons aient chaussé les crampons, pour m'engager dans une pente de 35° sur les griffes avant. La raquette a bien tenu, et malgré mon sac lourd, j'ai eu une bonne sensation de maniabilité et de relative légèreté dans le maniement des Highlander. Les griffes accrochaient bien et l'ensemble était stable, mais j'ai du arrêter cet exercice pour chausser les crampons avant le redressement final de la pente et le passage de la petite corniche avant l'arête.

En traversée expo sur neige dure, j'ai vu l'avant de mes pieds se tordre dans les fixations, mais je n'ai pas constaté de déformation, ni de relâchement du système Boa. Les barres de grip latéraux en acier, sont surtout efficaces en neige dure et glace, en poudre ils freinent et stabilisent mais n'accrochent pas complètement (selon la pente).

Au final, je suis très satisfait du modèle Highlander. Ma principale surprise a été leur souplesse et leur maniabilité. J'ai pu évaluer leur accroche et leur technicité  et c'est un plus comparé aux Elite Flex, qui sont de bonnes raquettes mais moins sûres pour les terrains engagés.

Si je m'essaye à une synthèse concernant les raquettes TSL;
- J'ai commencé par les 325, une raquette que je trouve aujourd'hui très rigide, très portante dans la neige profonde, mais moins confortable que les modèles suivants.
- Lorsque j'ai essayé les Elite Flex, j'ai senti comme une révolution, une démarche plus souple. Moins portante en profonde, j'ai pu néanmoins effectuer de grandes courses avec.
- Aujourd'hui les Highlander m'apporte une accroche qui va vers ce que je recherchais dans les pentes de neige dure, et en traversée. Je suis enchanté par leur souplesse, et l'impression de légèreté qu'elles procurent. Le système de fixation Boa est un plus en simplicité, et en précision. Il demande cependant une précision des doigts, ce qui demande d'enlever les gants pour le régler. Bien sûr ça ne prend que 3 secondes, mais par températures <-10°, j'aime tout faire en moufles.


A suivre...



Matelas Performance Winter7 (Vaude)


L'hiver arrive plus vite que prévu semble t-il, et mes récentes expériences à la grande Séolane avec un bivouac improvisé à 2900m m'ont rappelé l'importance d'un bon matelas pour les bivouacs en altitude. Rappelons ici que pour les bivouacs en hiver, la qualité d'un sac de couchage ne suffit pas!. Inutile de dépenser beaucoup pour du duvet d'oie tip top si vous ne vous protégez pas des frigories du sol. Un matelas isolant sera irremplaçable dès que la température ambiante sera en dessous des 5°C et particulièrement crucial par températures négatives. Après avoir essayé il y a quelques années les matériels Thermarest et Sea to Summit, je vois chez Vaude un matelas pas trop lourd et adapté aux bivouacs à la dure et en conditions hivernales: le Winter 7, un matelas d'1.83m de 560 grammes avec 200 grammes de garnissage isolant, ce qui lui confère un indice de résistance thermique de 4.7... Pas mal... Vivement les prochains bivouacs pour que je puisse vous parler de mes impressions et de mes expériences avec ce nouveau compagnon pour des nuits sous les étoiles.

premières impressions: un tissu extérieur agréable, plutôt lisse et que j'espère pas trop glissant. Un revêtement qui ne fera pas trop de bruit je pense (certains matelas font un bruit étonnamment fort au contact du sac de couchage).
Sur ma balance, les 560 grammes annoncés par le fabricant sont vérifiés (à 10 grammes près), ce qui en fait un matelas moins lourd que le Prolite plus de Thermarest (650g en 1.83m), pour donner un exemple.
Poids: 560 g
Poids du garnissage: 200,00
Longueur: 183,00 cm
Largeur d’épaules: 51,00 cm
Largeur aux pieds: 51,00 cm

Avec toutes les péripéties que nous avons traversées, il m'a fallu attendre le 3 ami pour enfin tester le Winter 7 dans une configuration hivernale, et je ne plaisante pas. Ce début de printemps est plus que frisquet sur les Alpes du sud avec de la neige à 1600m en face nord et des températures largement négatives la nuit. A 2100 mètres, au sommet des Monges j'aurais eu du -6° facilement, avec un vent assez soutenu en plus. Le test a eu lieu dans une tente légère après une montée de 3 heures avec un sac à dos chargé à 11 kilos. J'étais seul pour ce test et je me suis débrouillé pour faire des images comme j'ai pu.

Je dois dire que je m'attendais à des températures froides, mais pas à ce point. J'étais un peu sous équipé tout de même pour une nuit confortable, surtout en venant de mon port d'attache qui est à 200 mètres d'altitude. Mon sac de couchage était vraiment juste. DU coup le matelas a joué un rôle de premier ordre.



Veste Trek 500 (Quechua)

En regardant les vêtements dans mon Décathlon préféré, je tombe sur la veste Trek500, qui me semble être l'offre hardshell la plus aboutie et la plus avantageuse sur le papier, même comparé au matériel estampillé Simond. Une membrane noname, mais certainement Novadry à 20 000 Shmebers, de belle aérations d'aisselles, et une capuche qui donne une impression de protection satisfaisante, le tout à 120€, cela semble être une bonne réponse aux exigences de la randonnée engagée, et même de l'alpinisme.
Sur ma balance, une veste XS est à 440 grammes. Le poids donné par le fabricant est de 500 grammes en taille L, ce n'est plus du light mais c'est encore assez léger pour un vêtement de cette dimension.

Données fabricant:
Construction hybride
Combinaison d'un tissu résistant et protecteur (147 gr/m2 ; 70 deniers) sur les zones à protéger des frottements (épaules, extérieur du bras, bas de vêtement devant et dos) et d'un tissu léger et respirant (109 gr/m2 ; 20 deniers) ailleurs. Dos 2 cm plus long que l'avant afin d'assurer une protection maximale et de recouvrir la couche 2 thermique portée en dessous le cas échéant.
Capuche entièrement réglable en hauteur et en profondeur. Visière semi-rigide avec bandeau en mesh intégré pour apporter un haut niveau de protection et un meilleur maintien. Le col montant haut protège efficacement le bas du visage.
Zip frontal:Utilisation d'un zip étanche YKK AquaGuard sur toute la longueur avec un rabat intérieur permettant de protéger du vent. Sous-patte repliée sur le bas pour faciliter l'enclenchement du zip. Double curseur permettant une ouverture par le bas de la veste. Rabat en tissu doux en haut du col pour protéger le menton.

Resspirabilité: RET < 8 pour le tissu le plus léger ; RET < 12 pour le tissu le plus résistant. On mesure la résistance d’un tissu à une pression d'eau exprimée en mm de colonne d'eau (test basé sur la norme ISO 811). Plus la pression est élevée, plus le tissu est imperméable. Voici les valeurs d' imperméabilité de la veste Trek 500 : 25 000 mm avant lavage pour le tissu le plus léger (11 000 mm après 5 lavages) 20 000 mm avant lavage pour le tissu le plus résistant (17 000 mm après 5 lavages)
L'imperméabilité de la veste a été testée sous une pluie de 450 litres d’eau / m² / heure pendant 4 heures. Ce test reproduit les conditions d’une tempête en montagne.
Respirabilité du tissu:Pour savoir si un tissu est respirant, on mesure sa résistance évaporative RET (test basé sur la norme ISO 11092). Plus la résistance est faible, plus le tissu laisse s’échapper la vapeur d'eau générée par le corps en activité, donc plus le tissu est respirant. On considère que si : * RET < 9 = tissu très respirant * 9 < RET < 12 = tissu respirant. Voici les valeurs de respirabilité de la veste Trek 500 : RET < 8 pour le tissu le plus léger RET < 12 pour le tissu le plus résistant

On va tester cette veste qui semble être une bonne solution pour un budget de premier prix.

Premier test par vent du nord 40 km/h. La coupe est jolie. Bien adaptée à la morphologie féminine et la protection wind stop dans l'ensemble est bonne.
Un peu de frayeur avec le zip qui accroche un peu au début. Par la suite il se montre plus docile.
Ce que je regrette tout de suite c'est l'insuffisance caractérisée de la poche intérieure, trop petite pour un porte monnaie et à peine assez grande pour un téléphone. C'est bien dommage car ce genre de veste sert aussi de vêtement de sortie ou de voyage. Un manque difficile à combler.
A suivre..

 

Chemises anti-moutiques(CimAlp)

Nous testons une chemise étudiée pour les périodes chaudes, les voyages sous les tropiques, qui protège du soleil et des moustiques. Cette chemise fait partie de la ligne «Travel Series» de CimAP, une ligne finitions soignées. Tissu léger à porter et qui sèche rapidement sans odeurs, même après plusieurs utilisations sans lavage. Nous testons le modèle homme "Acapulco 2" et le modèle femme "Alicante 2" toutes deux au prix de 70€.

Données fabricant: Coupe masculine avec deux poches à rabat sur la poitrine.
Aération dos pour une circulation efficace de l'air.
Fluidité et légèreté du tissu pour une sensation de fraîcheur.
Manches retroussables et réglables grâce à une patte à bouton.
Nuque protégée efficacement contre les ardeurs du soleil grâce au col à double rabat.
Petite peau de chamois sur l'intérieur du pan droit pour nettoyer les lunettes.
Anneaux de séchage pour suspendre le vêtement n'importe où sans pince à linge.

Ce vêtement bénéficie d'un traitement anti-moustiques testé par des professionnels aux quatre coins du monde. Ce traitement est un répulsif puissant, testé sur les tiques ixodes ricinus et les moustiques de la fièvre jaune.  Il est également utilisé par les forces de l'OTAN. Il est certifié OEKO-TEX 100: testé dermathologiquement, sans odeurs et inoffensif pour l'homme. Le traitement EULAN® conserve encore plus de 80 % de son efficacité après 30 lavages à 30 °C. Molécule active Permethrine. 
Test en Provence: J'ai porté la chemise Acapulco2 au pied de la Sainte Victoire. La chemise est ultra légère et vraiment agréable lorsqu'il fait chaud. On peut relever et accrocher les manches en haut des bras. J'ai été surpris et amusé par un petit additif en micro fibres pour nettoyer ses lunettes. Cousu sur le bas de la chemise, il peut en effet se révéler très utile en ambiance humide, ou généralement lorsqu'il fait chaud et que la transpiration est assez présente pour polluer notre espace visuel. Un accessoire très intéressant! Concernant les moustiques, ils étaient là car j'ai été piqué aux chevilles, mais pas d'attaques sur le haut du corps...
Test en randonnée par temps chaud: 4 heures de marche en juillet, avec une descente en versant sud dans le milieu de l'après midi. La chemise est très légère et agréable. le l'ai ressentie assez solide pour ne pas trop souffrir des frottements du sac à dos. Le fabricant indique que le tissu sèche rapidement sans odeurs; c'est vrai qu'après cette randonnée estivale, la chemise sentait un peu, mais au séchage l'odeur a disparue. Etonnant et à suivre...
Test en moyenne montagne par températures élevées (30°) en sous bois et dans des zones peuplées de fougères aigle. La chemise est agréable et semble efficace contre les insectes. Les zones parcourues étant réputées pour la présence de tiques et de moustiques. On remonte facilement les manches quand la chaleur est trop lourde, mais si les moustiques sont virulents, on les abaissera aussi très facilement.


Kit de sécurité (PIEPS)

- DVA DSP Pro et DVA DSP Sport

Détecteurs de Victimes d'Avalanche numériques à 3 antennes et dotés d'un processeur digital qui offre un champ de recherche circulaire optimum et une simplification de la recherche, même en cas de plusieurs victimes. Poids 320 et 330g sur ma balance avec piles et harnais. Les écrans sont en verre trempé. L'autonomie est de 200 heures pour le sport et donnée jusqu'à 400 heures pour le Pro.

Première sortie en ski dans des conditions pas faciles. Pas de test à proprement parler encore. Je l'ai juste porté autour du torse. Un curseur permet de passer de "off" à "send" et "search". Le boitier est préformé et haut de gamme.

Le curseur est assez dur, quasiment impossible à manipuler d'une seule main. L'intérêt est de l'empêcher de basculer d'un mode à l'autre. Mais par temps froid cela peut devenir difficile, surtout en cas de stress.

Test de portée. Les DSP pro et DSP Sport commencent à capter un signal à environ 50m. Cela fait tout de même 10 mètres de portée gagnée comparé à mon ancien Mammut Barryvox, acheté il y a environ 10 ans, et dont les données fabricant faisaient état de 60m. Les flèches directionnelles ne sont pas forcément à suivre au début. il vaut mieux, selon mon expérience, se fier au raccourcissement de la distance. Ensuite les flèches sont plus fiables.

Mode de recherche. Une victime:flèche indiquant la direction du signal de la victime avec affichage de la distance et signal sonore régulier qui change à 15, 4, et 2m. A deux mètres environ les flèches disparaissent indiquant le début de la recherche en croix.

Recherche multivictime: La numérisation du signal par trois antennes permet maintenant d'être plus efficace en cas de plusieurs skieurs ensevelis. On peut "marquer" la première victime trouvée et continuer la recherche des suivantes.  Il est supposé que d'autres sauveteurs dégagent alors la première victime localisée. Avec la sonde électronique Iprobe 220 (voir vidéo ci-dessous), on peut terminer le travail de recherche à la sonde, ou le donner à faire à quelqu'un pour aller vers la victime suivante.

Cette possibilité contribue à réduire significativement la durée des recherches et favorise les chances de survie. Cela permet en pratique de gagner beaucoup de temps en restant concentré sur la recherche pendant que d'autres s'activent au dégagement. Les avalanches à multi-victimes se révélant particulièrement mortelles.

DSP Pro / DSP Sport

Le DSP Pro est le plus abouti de chez Pieps. Il a une portée 10m supérieure à celle de la version Sport. Une chose que j'aime assez c'est la possibilité de mesure de la pente, ce qui donne une indication de première importance sur le risque d'avalanche. Pour ce faire, en mode émission, on appuie sur une touche quelques secondes, on vise l'angle à mesurer qui s'affiche en degrés. Le retour en émission de signal se fait automatiquement.

 

- Pelle Tour T

Une pelle alu, au manche ergonomique. Rallonge; Grip, et poignée. Pesée 648g sur ma balance. Bonne prise en main. Rallonge facile. Efficace en recherche de victime (testée en exercice). Passer du plastique à l'aluminium est assez parlant, en neige dure j'entends. J'aurais tendance à dire que la pelle en plastique n'est pas une vraie pelle, ou est à considérer comme une sous-pelle. L'efficacité d'une pelle alu comme la Tour T pour tailler un abri, et bien évidemment pour sortir une victime ensevelie sous de la neige tassée sera nettement supérieure et confortera le sauveteur dans son effort.

 - Sonde iProbe 220

Une sonde électronique numérique dotée d'un indicateur optique et sonore pouvant  détecter n'importe quel DVA répondant à la norme EN 300718 et désactiver un DVA PIEPS à la demande. Poids: 370g sur ma balance. Sonde en 5 brins pour 220 cm, elle se rigidifie très rapidement et se vérouille automatiquement. Mise en fonction du système de recherche optique en appuyant 3 fois sur le gros bouton jaune de la poignée (signal biiip de mise en route, puis signal de recherche. Une seule pile dans la poignée.

 

 

Cette sonde électronique permet de localiser le DVA d'une victime d'avalanche en 3 phases:

A1- pas d'émetteur à proximité: signal sonore permanent (tschip...tschip...tschip)

A2- émetteur actif à proximité; environ de 0.5 à 2m (données fabricants vérifiées en indoor) : les signaux sonores et lumineux augmentent pour préciser la proximité de la cible.

A3- émetteur actif à proximité immédiate (vers 50D Flex cm) : émission d'un signal sonore et d'un signal optique continu (piiiiiiiiiep!)